Avec l'une des protections de l'emploi les plus strictes d'Europe (EPL OCDE : 2,87/6). Le chômage structurel (NAIRU) est estimé à 6,5–7 % — un plancher qu'on ne peut pas descendre sans réforme structurelle.
Avec la protection de l'emploi la plus faible d'Europe (EPL OCDE : 1,54/6) mais une indemnisation chômage parmi les plus généreuses (90 % du salaire). La protection de la personne remplace la protection du poste.
Corrélation positive entre l'indice de protection de l'emploi (EPL) et le taux de chômage structurel dans les pays de l'OCDE (Nickell, 1997). Plus les règles de licenciement sont strictes, plus le chômage structurel est élevé.
Soit 3,5 mois de salaire brut. Comparable au Danemark pour ce profil.
Soit 16,7 mois de salaire brut. ×5 le Danemark.
Soit 20,5 mois de salaire brut. Plus immobilisation des managers 6–12 mois.
Estimation du coût total des licenciements économiques en France (~200 000 × 65 000 € moyen). Hors coût d'opportunité des embauches non réalisées.
Entre l'annonce d'un PSE et la fin du processus légal. Pendant cette période : managers mobilisés, salariés démobilisés, projets gelés.
Seuil à partir duquel s'appliquent CSE, PSE obligatoire et délégués syndicaux. Effet documenté : les entreprises "plafonnent" délibérément à 49.
Réduction de l'innovation agrégée imputable aux seuils réglementaires du travail (Aghion, Bergeaud, Van Reenen, AER, 2023).
Les deux graphiques illustrent le paradoxe danois : moins de protection du poste → plus d'emplois, moins de chômage, et des périodes de chômage bien plus courtes.
| Acteur | Ce qu'il paie / reçoit | Montant annuel | Comparaison France |
|---|---|---|---|
| 🏢 L'entreprise | Cotisations sociales patronales très faibles ATP (pension compl.) : ~300 €/an/salarié · Maternité : ~180 € · AT : ~660 € |
~1 140 €/salarié/an | France : 10 000–16 000 €/salarié/an de charges patronales |
| 💼 Le salarié | Arbejdsmarkedsbidrag : 8 % du brut Cotisation A-kasse volontaire : ~450 €/mois Syndicats gèrent les A-kasse |
8 % du salaire + ~5 400 €/an (A-kasse) | France : cotisations salariales ~22 % du brut |
| 🏛️ L'État | Finance ~70 % des prestations A-kasse Formation active des chômeurs Conseillers emploi (ORP) |
~5,4 Md€/an | France : État finance ~40 % du système |
| Licenciement individuel | Préavis selon ancienneté (1 à 6 mois) — et c'est tout Aucune indemnité jusqu'à 12 ans d'ancienneté Aucune procédure judiciaire |
2–4 mois de salaire brut | France : 12–20 mois de salaire brut (cadre 10 ans) |
| Le chômeur dès J+1 | Reçoit 90 % de son salaire antérieur (plafond 3 359 €/mois) Plan d'activation personnalisé obligatoire dès J+1 Formation, recherche active, stage |
3 359 €/mois max pendant 24 mois | France : 57 % du salaire net, activation à 6 mois seulement |
Contre 12 mois en France. L'activation immédiate (dès J+1) et la flexibilité du marché accélèrent la transition. Moins de dépenses malgré des allocations plus généreuses.
Des salariés danois changent d'emploi chaque année (vs 16 % en France). Cette mobilité n'est pas subie : elle est facilitée par la sécurité du revenu. Allocation optimale des talents.
De salaire en moyenne pour un licenciement individuel au Danemark (Olivier Coste, IRDEME). Versus 12–18 mois en France. Facteur ×4 à ×6.
France : 69 %. Ces 11,5 points d'écart représentent potentiellement 4 millions d'emplois supplémentaires si la France atteignait le même niveau.