🇫🇷 Finances Publiques
📊 Finances générales
Tableau Emplois-Ressources APU 2025 — Vue d'ensemble Tableau Emplois-Ressources APU 2025 Protection Sociale — 886 Md€ (2025) APU hors social — 922 Md€ (2025) Compte Simplifié APU — 1 670 Md€ (2025) PIB & Comptes de la Nation 2000–2025 Prélèvements obligatoires 2016–2025 D41 — Dépenses d'intérêts des APU PLF 2027 — Dashboard Trajectoire 2029
💰 Fiscalité & Recettes
Zoom TVA — ~206 Md€ (2025) Zoom IR — ~95 Md€ (2025) Zoom IS — ~62 Md€ (2025) Zoom CSG & CRDS — ~170 Md€ (2025) Zoom Cotisations Patronales (2025) Zoom Cotisations Salariales — ~120 Md€ (2025) Zoom Impôts sur la production — ~129 Md€ (2025) Zoom Taxe sur les Salaires — ~16 Md€ (2025) Zoom TICPE / Accises Énergie — ~37 Md€ (2025) Zoom Taxes Comportementales — ~19 Md€ (2025) Zoom Fiscalité locale — TF & ex-TH (2025) Zoom DMTO — ~11 Md€ (2025) Zoom Successions & Donations — ~21 Md€ (2025) Zoom Autres Impôts Directs (D59) — ~7 Md€ (2025) Zoom Ventes & Recettes de Production — 130 Md€ (2025) D4 — Revenus de la propriété APU : 23 Md€ (2025) Zoom Intérêts reçus & revenus financiers — 9 Md€ (2025)
🏛️ Dépenses & Fonctionnement
Zoom P2 — Consommations Intermédiaires — 161 Md€ (2025) Autres Fonctionnement — Dépenses de l'État 2023-2025 Investissement public (P51g) — France 2025 Autres acquisitions d'actifs non financiers (ANF) 2024 DECP — Conseil, AMO, Juridique, Audit Décomposition 193 Md€ — Transferts & Subventions (2025) D3 — Subventions aux producteurs (Énergie, Agriculture) D7 — Transferts courants aux ménages
👥 Emploi public
FPE — 2,59 M agents (2025) FPT — 2,02 M agents (2025) FPT Effectifs — Filières & métiers (2025) Éducation nationale — 1,2 M agents (2024-2025) ATSS Éducation nationale — 287 k non-enseignants (2025) Syndicats Éducation nationale — Revendications 2020-2025 Doublons FPE–FPT — Compétences partagées APUC — Pyramide des âges & départs retraite 2025-2040 Rémunération des agents publics 2025 Réformes FP 2015-2025 — Syndicats & Think tanks MASA — 30 458 fonctionnaires (2025) Enseignement agricole — 13 820 enseignants / 217 702 apprenants
🛡️ Protection sociale
Retraites & Pensions — 413 Md€ (2025) Réforme des Retraites — Dossier Complet Dépenses de Santé 360° — France 2025 Chômage 2025 — Qui touche, qui finance, comment réformer Le coût caché du licenciement Autres Prestations APU — Famille, Invalidité, Solidarité (2025) Décomposition 771 Md€ — Prestations Sociales APU (2025) Flux de la Protection Sociale — 886 Md€ (2025) Cartographie des Organismes de Protection Sociale
⚙️ Réformes
15 Mesures pour revenir à −3 % du PIB Démonstration Mathématique — 15 Mesures Méthodologie — Bascule Cotisations / TVA / CSG Modèle — Réduction 25% Cotisations Patronales Aides Publiques aux Entreprises — France 2025 La Polémique des Chiffres sur les Aides aux Entreprises
🔧 Simulateurs
⭐ Simulateur Unifié — Dette, Arbitrage & ZBR Simulateur — Impact sur le Déficit et la Dette 2025 Simulateur ZBR — Arbitrage & Revue Zéro-Base
🔍 Analyses
Anatomie du Revenu Français Population & CSP France 2025 🎓 Les 3 Budgets Publics — Guide Pédagogique

Zoom Impôt sur les Sociétés (IS) — ~62 Md€ nets en 2025

📈 Actualisation 2025. L’IS net (+ contribution sociale) encaissé atteint 61,8 Md€ en 2025 (+4,0 % après 59,4 Md€), porté par la hausse des acomptes 2025 et une moindre mobilisation des crédits d’impôt (dont CIR). S’y ajoute la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises : 7,5 Md€ (majoration de 20,6 % de l’IS dû si CA > 1 Md€, 41,2 % si CA > 3 Md€) et la taxe sur les rachats d’actions (0,5 Md€) — soit près de 70 Md€ de prélèvement total sur les bénéfices. En comptabilité nationale, l’IS accélère à +3,7 % (+2,1 Md€), dont l’effet d’une taxe exceptionnelle sur le fret maritime.
Sources : DGFiP Statistiques n°43 (mars 2026, encaissements budgétaires nets) · INSEE, comptes des APU 2025 (notification mars 2026 et comptes définitifs du 29/05/2026, comptabilité nationale base 2020). Mis à jour le 10/06/2026.
Recettes brutes et nettes • Évolution 2010-2025 courants et constants • Mix taille/secteur/régime • Concentration et territoire • Taux effectifs vs nominaux • Niches IS (~20 Md€) • Élasticité au PIB • Fraude et tax planning • Comparaison OCDE/UE • Pilier 2 • Sources DGFiP / INSEE / FIPECO / OCDE / Cour des Comptes / HCFP / Tax Justice Network
62 Md€
IS net encaissé 2025
+4 % vs 2024 • 18 % des recettes fiscales nettes de l'État
72 Md€
IS brut 2025
+4,3 % vs 2024 • Écart brut/net = crédits d'impôt (~10 Md€)
2,1 %
IS net / PIB
Moyenne OCDE : 3,1 % • France sous la moyenne
25 %
Taux nominal depuis 2022
Contre 33⅓ % avant 2018 • Taux effectif moyen : 17,5 %
~20 Md€
Dépenses fiscales IS
CIR 7,6 Md€ + régime mère-fille + intégration fiscale

1. Vue d'ensemble : l'IS dans les recettes de l'ÉtatExécution 2025

L'impôt sur les sociétés est la troisième recette fiscale de l'État, après la TVA et l'impôt sur le revenu. En 2025, l'IS net s'établit à 62 Md€ (comptabilité budgétaire, source DGFiP), soit 18 % des recettes fiscales nettes de l'État. L'IS brut (avant imputation des crédits d'impôt) atteint 72 Md€ (+4,3 % vs 2024). Le résultat fiscal des entreprises soumises à l'IS s'établit à ~180 Md€, en hausse de ~5 % par rapport à 2024, porté par la reprise des marges et la contribution exceptionnelle.

Impôt Montant net 2025 % recettes fiscales % PIB
TVA nette (part État)99,0 Md€29,8 %3,3 %
Impôt sur le revenu (IR)~95 Md€28,2 %3,2 %
Impôt sur les sociétés (IS)62 Md€18 %2,1 %
TICPE (taxe intérieure sur l'énergie)18,4 Md€5,3 %0,6 %
Autres recettes fiscales~59,3 Md€18,2 %2,0 %
Total recettes fiscales nettes État~349 Md€100 %11,2 %

IS brut vs IS net — pourquoi 10 Md€ d'écart ?

L'écart entre IS brut (72 Md€) et IS net (62 Md€) reflète principalement les crédits d'impôt imputés sur l'IS, en premier lieu le CIR (7,6 Md€). S'y ajoutent le crédit d'impôt en faveur de l'industrie verte (C3IV), le crédit d'impôt famille, le crédit d'impôt spectacle vivant, et divers dispositifs sectoriels. Ces crédits viennent mécaniquement réduire l'IS encaissé.

Lecture clé. L'IS pèse 17 % des recettes fiscales de l'État mais seulement 2 % du PIB — contre 3,1 % en moyenne OCDE. Ce ratio est relativement bas en raison (i) de l'ampleur des dépenses fiscales IS (~20 Md€), (ii) du poids du régime mère-fille qui exonère les dividendes intra-groupes, et (iii) de la baisse du taux nominal de 33⅓ % à 25 % achevée en 2022.

2. Évolution historique 2010-2025 : recettes IS et taux nominalDGFiP / FIPECO / INSEE

La trajectoire de l'IS sur 15 ans est paradoxale : le taux nominal a été divisé par 1,33 (de 33⅓ % à 25 %), mais les recettes nettes ont doublé (de ~32 Md€ à ~62 Md€). Cela s'explique par l'élargissement de l'assiette (suppression de niches, CICE transformé en baisse de cotisations) et la croissance des bénéfices des entreprises.

AnnéeIS net (Md€)Taux nominalÉvol. ISContexte
201032,933⅓ %Sortie de crise financière, recettes basses
201139,133⅓ %+18,8 %Rebond cyclique des bénéfices
201240,833⅓ %+4,3 %Contribution exceptionnelle Hollande (10,7 %)
201347,233⅓ %+15,7 %Surtaxe de 10,7 % maintenue
201435,333⅓ %-25,2 %Montée en charge du CICE (imputable sur IS)
201533,533⅓ %-5,1 %CICE plein régime, restitutions massives
201629,933⅓ %-10,7 %Point bas : CICE + suramortissement Macron
201735,733⅓ %+19,4 %Reprise bénéfices, fin surtaxe Hollande
201827,433⅓ / 28 %-23,2 %Double année CICE (crédit + baisse cotis.)
201933,531 / 28 %+22,3 %Normalisation post-CICE
202036,328 %+8,4 %Covid : report à rebours + carry-back
202146,326,5 %+27,5 %Rebond post-Covid, profits records
202258,825 %+27,0 %Taux cible atteint, bénéfices élevés
202358,425 %-0,7 %Normalisation, ralentissement conjoncturel
202459,425 %+1,7 %Croissance spontanée quasi nulle (FIPECO)
202561,825 %+4,0 %Contribution exceptionnelle grandes entreprises (LF 2025)
Le paradoxe taux/recettes. Malgré la baisse du taux de 33⅓ % à 25 % (soit -25 %), les recettes IS nettes ont augmenté de ~30 Md€ à ~62 Md€. L'effet « Laffer modéré » est avéré : la baisse du taux a réduit l'optimisation fiscale agressive, élargi l'assiette déclarative et renforcé l'attractivité du territoire. Toutefois, une grande partie du doublement vient simplement de la croissance nominale des bénéfices (+88 % entre 2010 et 2025, source INSEE comptes nationaux).

3. Taux effectif vs taux nominal : qui paie vraiment ?INSEE Analyses n°112 — Sept. 2025

L'étude INSEE de septembre 2025, première du genre à cette granularité, révèle un écart structurel entre le taux nominal (25 %) et le taux implicite réellement acquitté. En 2022, le taux implicite brut moyen s'établit à 17,5 % — soit 7,5 points de moins que le taux nominal. Et surtout, les PME paient davantage que les grandes entreprises.

CatégorieTaux implicite brut 2016Taux implicite brut 2022VariationExplication
Microentreprises18,6 %19,0 %+0,4 ptPas de gain malgré la baisse du taux nominal
PME23,1 %21,4 %-1,7 ptTaux réduit 15 % maintenu, peu de niches
ETI20,2 %17,8 %-2,4 ptGain modéré, quelques optimisations
Grandes entreprises19,3 %14,3 %-5,0 ptCIR, régime mère-fille, intégration fiscale
Moyenne toutes tailles20,7 %17,5 %-3,2 ptBaisse concentrée sur les grandes entreprises

Pourquoi les grandes entreprises paient moins ?

Écart PME / grandes entreprises : 7,1 points. En 2022, les PME supportent un taux implicite de 21,4 % contre 14,3 % pour les grandes entreprises. L'Observatoire de la justice fiscale estime que si les grandes entreprises payaient le même taux effectif que les PME, l'État encaisserait +14 Md€/an supplémentaires. La baisse du taux nominal de 33⅓ à 25 % a surtout bénéficié aux grandes entreprises (–5 pts de taux implicite) et quasiment pas aux microentreprises (+0,4 pt).

4. Concentration de l'IS : qui contribue ?DGFiP / CPO

L'IS est un impôt extrêmement concentré. Sur les ~1,8 million d'entreprises soumises à l'IS, seules quelques milliers génèrent l'essentiel des recettes. Le résultat fiscal agrégé de ~180 Md€ en 2025 est très inégalement réparti.

SegmentNb entreprisesPart IS brut estiméTaux implicite
Grandes entreprises (CA > 1,5 Md€)~300~40-45 %14,3 %
ETI (CA 50 M€ – 1,5 Md€)~5 800~25-30 %17,8 %
PME (CA 2 M€ – 50 M€)~145 000~20-25 %21,4 %
Microentreprises (CA < 2 M€)~1,65 M~5-10 %19,0 %
Total soumis à l'IS~1,8 M100 %17,5 %

Contribution exceptionnelle 2025 : surtaxer les plus grandes

Face au déficit public (5,8 % du PIB en 2024), la loi de finances pour 2025 (art. 48, promulguée le 14 février 2025) a instauré une contribution exceptionnelle sur les bénéfices :

Effet de concentration. Environ 300 entreprises (0,02 % des assujettis) génèrent 40-45 % des recettes IS. C'est à la fois un levier fiscal puissant (une surtaxe ciblée rapporte beaucoup) et un risque majeur (une seule délocalisation de siège affecte les recettes). La surtaxe 2025 illustre ce dilemme : 8 Md€ de rendement attendu, mais au prix d'un signal de « flip-flop fiscal » qui fragilise l'attractivité construite entre 2018 et 2022.

5. Principales niches IS : ~20 Md€ de dépenses fiscalesPLF 2025 / Cour des Comptes

Les dépenses fiscales rattachées à l'IS (crédits d'impôt + exonérations + régimes spéciaux) totalisent environ 20 Md€ par an. La Cour des Comptes a identifié 13 Md€ de réductions et crédits d'impôt en 2024, auxquels s'ajoutent les régimes dérogatoires (mère-fille, intégration fiscale) dont le coût n'est pas toujours budgété comme « dépense fiscale ».

DispositifCoût annuelBénéficiairesTypeConcentration
Crédit d'impôt recherche (CIR)7,6 Md€~15 700Crédit d'impôtTop 50 = 45 % du coût
Régime mère-fille~5 Md€~30 000Exonération 95 %Holdings et grands groupes
Intégration fiscale~4 Md€~25 000 groupesConsolidation70 % des GE, <5 % des PME
Taux réduit PME (15 %)~2 Md€~800 000Taux réduitPME < 10 M€ CA, < 42 500 € bénéf.
Crédit d'impôt innovation (CII)~0,8 Md€~7 000Crédit d'impôtPME innovantes
JEI (Jeune Entreprise Innovante)~0,2 Md€~4 500ExonérationStart-ups < 8 ans
Autres (spectacle vivant, mécénat, ZFU, suramortissement…)~1-2 Md€diversMixteSectoriels
Total estimé dépenses fiscales IS~20-22 Md€

Focus CIR : la plus grosse dépense fiscale de France

Levier budgétaire. Plafonner le CIR à 100 M€ par groupe (vs pas de plafond aujourd'hui au-delà du seuil de 100 M€ de dépenses éligibles où le taux passe à 5 %) et ramener le taux de 30 % à 25 % pour les dépenses > 10 M€ permettrait d'économiser ~2 Md€/an sans affecter les PME innovantes. La Cour des Comptes et le CPO le recommandent depuis 2021.

6. Comparaison internationale des taux ISOCDE Corporate Tax Statistics 2025

Avec un taux nominal de 25 % (25,83 % avec la contribution sociale sur les bénéfices), la France se situe légèrement au-dessus de la moyenne UE (~21 %) mais au-dessous de la moyenne OCDE (~23,5 %). La convergence vers 25 % achevée en 2022 a mis fin à l'anomalie française (la France avait le taux le plus élevé de l'UE avec 33⅓ % entre 2000 et 2017).

PaysTaux nominal 2024Taux effectif estiméObservations
Malte35,0 %~5 %Système d'imputation, remboursement 6/7e
Portugal31,5 %~22 %Surtaxes municipales et nationales
Allemagne29,9 %~24 %15 % fédéral + ~14 % Gewerbesteuer (taxe locale)
Japon29,7 %~25 %National + préfectoral + municipal
France25,8 %~17,5 %25 % + CSB 3,3 %
Espagne25,0 %~19 %Baisse de 30 % à 25 % en 2016
Pays-Bas25,8 %~20 %15 % jusqu'à 200 k€, puis 25,8 %
Royaume-Uni25,0 %~20 %Hausse de 19 % à 25 % en 2023
Italie24,0 %~22 %IRES 24 % + IRAP 3,9 % (taxe régionale)
États-Unis21,0 %~15 %Fédéral 21 % + États 0-12 %
Irlande12,5 %~10 %15 % pour les groupes > 750 M€ (Pilier 2)
Hongrie9,0 %~9 %Plus bas taux de l'UE
Moyenne OCDE23,5 %~18 %38 pays membres
Moyenne UE-27~21,0 %~17 %Tirée vers le bas par l'Europe de l'Est
Positionnement français. La baisse à 25 % a aligné la France sur le peloton UE/OCDE. Mais la surtaxe 2025 (taux effectif jusqu'à 35,3 % pour CA > 3 Md€) fait temporairement remonter la France au 2e rang européen derrière l'Allemagne pour les très grandes entreprises. L'OCDE note que 4 juridictions ont augmenté leur taux IS en 2025, dont la France — un signal contraire à la tendance mondiale de stabilisation.

7. Pilier 2 OCDE : impôt minimum mondial de 15 %LF 2024 — Directive UE 2022/2523

Le Pilier 2 du cadre inclusif OCDE/G20 instaure un taux d'imposition effectif minimum de 15 % pour les groupes multinationaux et nationaux dont le CA consolidé dépasse 750 M€. La France l'a transposé dans la loi de finances pour 2024 (art. 33), applicable aux exercices ouverts à compter du 31 décembre 2023.

Mécanismes clés

Impact pour la France

ÉlémentDonnée
Groupes français concernés> 500 groupes
Taux plancher Pilier 215 %
Taux transitoire France 202415 %
Taux transitoire France 202516 %
Taux transitoire France 202617 %
Recettes mondiales estimées (OCDE)~220 Md$ / an (9 % des IS mondiaux)
Recettes France estimées~2 Md€ / an (estimation DG Trésor)
Première déclaration GloBE30 juin 2026 (exercices 2024)

Limites et critiques

Impact réel limité pour la France. Comme le taux effectif moyen français est déjà de 17,5 %, l'impact direct de Pilier 2 sur les groupes français est faible (~2 Md€/an). L'enjeu principal est d'empêcher les filiales françaises de groupes étrangers de bénéficier de taux inférieurs à 15 % via des dispositifs locaux. Le vrai gain est défensif : réduire l'incitation à délocaliser les bénéfices vers des juridictions à fiscalité nulle.

8. Pistes de réforme et levier budgétaireCPO / Cour des Comptes / FIPECO

Dans un contexte de déficit à 5,4 % du PIB (2025e) et de dette à 114 % du PIB, l'IS est un levier budgétaire tentant — mais à double tranchant. Voici les principales pistes débattues, avec leur rendement et leur risque.

Piste de réformeRendement estimé / anRisquePréconisé par
Plafonner le CIR (100 M€/groupe, taux 25 % > 10 M€)2-3 Md€MoyenCour des Comptes, CPO, France Stratégie
Réduire la quote-part mère-fille (de 95 % à 90 %)2-3 Md€MoyenCPO (2021), Sénat
Resserrer l'intégration fiscale (plafonner la déduction des pertes)1-2 Md€ÉlevéFIPECO, IGF
IS plancher effectif de 20 % (via limitation des niches cumulées)5-8 Md€ÉlevéObservatoire justice fiscale
Pérenniser la surtaxe grandes entreprises~8 Md€Très élevéLF 2025 (mesure votée), reconduite PLF 2026
Taxe sur les rachats d'actions1-2 Md€MoyenParlement européen (proposition 2024)
Harmonisation assiette IS UE (BEFIT)Neutre à court termeFaibleCommission européenne (proposition 2023)

Le dilemme attractivité vs recettes

Synthèse budgétaire. En combinant (i) le plafonnement du CIR (-2 Md€), (ii) l'ajustement mère-fille (-2 Md€), et (iii) le resserrement de l'intégration fiscale (-1 Md€), l'État pourrait dégager ~5 Md€/an de recettes IS supplémentaires sans modifier le taux nominal de 25 %. C'est l'approche la plus consensuelle et la moins risquée pour l'attractivité.

9. Analyse en valeur : Md€ courants ET constants (base 2024)INSEE / IPP / FIPECO

Regarder l'IS en euros courants est trompeur : l'inflation cumulative entre 2010 et 2025 atteint ~27,5 % (déflateur PIB INSEE). Corrigé de l'inflation, le doublement apparent des recettes se réduit à une hausse de ~48 % en euros constants — soit une progression réelle moyenne de +2,6 %/an, bien inférieure à l'impression laissée par les euros courants.

AnnéeIS net courant (Md€)Déflateur PIB (base 100 = 2010)IS net constant 2024 (Md€)PIB courant (Md€)IS/PIB (%)
201032,9100,041,11 9991,65 %
201139,1101,248,32 0591,90 %
201240,8102,649,72 0881,95 %
201347,2103,557,02 1172,23 %
201435,3104,142,42 1491,64 %
201533,5105,239,82 1981,52 %
201629,9105,735,42 2341,34 %
201735,7106,441,92 2971,55 %
201827,4107,531,92 3631,16 %
201933,5108,838,52 4371,37 %
202036,3111,440,72 3181,57 %
202146,3113,051,22 5031,85 %
202258,8117,862,42 6432,22 %
202358,4122,259,72 8032,08 %
202459,4125,059,42 9202,03 %
202561,8127,560,62 9912,07 %
Lecture clé. En euros constants 2024, l'IS net est passé de 41 Md€ (2010) à 60,6 Md€ (2025), soit +48 % en termes réels — et non +88 % comme le suggèrent les euros courants. Le point haut en réel reste 2022 (62,4 Md€) ; 2025 amorce un rebond réel après le tassement de 2023-2024. Le ratio IS/PIB oscille entre 1,2 % (2018, point bas CICE) et 2,2 % (2013 et 2022), avec une moyenne de 1,7 % — structurellement bas en comparaison OCDE (3,1 %).

10. Analyse de mix : qui paie l'IS ?DGFiP / INSEE / CPO

L'IS n'est pas un impôt homogène. Sa répartition varie considérablement selon trois axes : la taille de l'entreprise, le secteur d'activité, et le régime fiscal appliqué.

A. Par taille d'entreprise — contribution à l'IS brut

CatégorieNb entreprisesPart résultat fiscalPart IS brut estiméeTaux implicite 2022
Grandes entreprises (CA > 1,5 Md€)~300~45 %40-45 %14,3 %
ETI (CA 50 M€ – 1,5 Md€)~5 800~25 %25-30 %17,8 %
PME (CA 2 M€ – 50 M€)~145 000~22 %20-25 %21,4 %
Microentreprises (CA < 2 M€)~1,65 M~8 %5-10 %19,0 %
Total~1,8 M100 %100 %17,5 %

B. Par secteur d'activité — répartition estimée de l'IS brut (2022-2023)

SecteurPart IS brut estiméeMd€ (sur ~69 Md€ brut)Tendance
Finance, assurance, immobilier~22 %~15 Md€Stable — portée par les marges bancaires élevées (taux BCE)
Industrie manufacturière~18 %~12 Md€En baisse — pression coûts énergie, bénéficie du CIR
Commerce, transport, hébergement~17 %~12 Md€Rebond post-Covid maintenu
Services aux entreprises, tech, conseil~16 %~11 Md€En hausse — digitalisation, forte croissance
Énergie, extraction~10 %~7 Md€Très volatile — superprofits 2022, correction 2023-24
Construction, BTP~7 %~5 Md€Ralentissement immobilier depuis 2023
Autres (santé, éducation, agriculture…)~10 %~7 Md€Stable
Total IS brut100 %~69 Md€

C. Par régime fiscal — droit commun vs régimes dérogatoires

RégimeNb entreprises/groupesPart IS estiméeImpact
Droit commun (IS 25 %)~1,5 M~45 %Taux plein, peu de niches
Intégration fiscale~25 000 groupes~35 %Compensation bénéfices/pertes, ~70 % des GE
Taux réduit PME (15 %)~800 000~12 %15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice
JEI + régimes zonés (ZFU, ZRR, BER)~15 000~3 %Exonérations temporaires, ciblage territorial
Régimes sectoriels (tonnage, SIIC…)~2 000~5 %Exonérations totales ou partielles
Total~1,8 M100 %
Constat structurel. L'intégration fiscale représente ~35 % des recettes IS mais concerne seulement ~25 000 groupes (1,4 % des assujettis). Ces groupes concentrent l'essentiel des niches (CIR, mère-fille) et affichent les taux implicites les plus bas (14-15 %). Le secteur financier pèse à lui seul ~22 % de l'IS brut — une dépendance qui expose les recettes à la conjoncture bancaire.

11. Distribution : concentration par taille, secteur et territoireDGFiP / Sénat / Institut Paris Région

L'IS est l'impôt le plus concentré du système fiscal français : quelques centaines d'entreprises génèrent la majorité des recettes, dans un nombre limité de secteurs et de territoires.

A. Concentration par taille — les « 300 qui comptent »

TrancheNb entreprises% des assujettis% IS brutIS moyen par entreprise
Top 1001000,006 %~28 %~193 M€
Top 101-3002000,011 %~14 %~48 M€
Top 301-6 000 (ETI)5 7000,32 %~27 %~3,3 M€
PME (6 001-150 000)~144 0008,0 %~23 %~110 k€
Micro (150 001+)~1,65 M91,7 %~8 %~3,3 k€
Total~1,8 M100 %100 %~38 k€

B. Concentration par secteur — IS brut 2022-2023

C. Concentration territoriale — Île-de-France vs régions

TerritoirePart IS brut estiméePart PIB nationalÉcartExplication
Île-de-France~48 %31 %+17 ptsSièges sociaux des grandes entreprises, CAC 40, finance
Auvergne-Rhône-Alpes~11 %12 %-1 ptIndustrie, chimie, pharmacie (Lyon, Grenoble)
PACA~6 %7 %-1 ptCommerce, tourisme, tech (Sophia Antipolis)
Hauts-de-France~5 %7 %-2 ptsIndustrie historique, grande distribution
Occitanie~5 %6 %-1 ptAérospatiale (Toulouse), viticulture
9 autres régions~25 %37 %-12 ptsTissu de PME, économie résidentielle
Total France métropolitaine100 %100 %
Hyper-concentration. L'Île-de-France génère ~48 % des recettes IS pour 31 % du PIB, en raison de la domiciliation des sièges sociaux du CAC 40 et du secteur financier. Les 100 premiers contributeurs (0,006 % des assujettis) paient ~28 % de l'IS brut. Cette concentration rend l'IS structurellement sensible aux décisions de localisation de quelques dizaines de groupes. Une seule délocalisation de siège peut impacter les recettes de plusieurs centaines de millions d'euros. Sources : impotsurlerevenu.org, Sénat (contrôle fiscal), Institut Paris Région.

12. Efficacité de l'IS : taux effectif, niches, tax planning et fraudeINSEE / CPO / Cour des Comptes / Tax Justice Network

L'efficacité d'un impôt se mesure par l'écart entre ce qu'il devrait rapporter (taux nominal × assiette théorique) et ce qu'il rapporte réellement. Pour l'IS français, cet écart est considérable — et multifactoriel.

A. Taux effectif vs nominal : l'écart de 7,5 points

Composante de l'écartImpact estimé (pts)Coût annuel (Md€)Source
CIR (crédit impôt recherche)-2,0 pts7,6 Md€PLF 2025 / Sénat
Régime mère-fille (exonération 95 %)-1,5 pts~5 Md€CPO 2021
Intégration fiscale (compensation pertes)-1,2 pts~4 Md€FIPECO / IGF
Taux réduit PME (15 %)-0,8 pt~2 Md€DGFiP
Autres crédits et exonérations-1,0 pt~2-3 Md€Cour des Comptes
Résultats financiers/exceptionnels volatils-1,0 ptvariableINSEE Analyses n°112
Écart total taux nominal → effectif-7,5 pts~20-22 Md€

B. Tax planning et prix de transfert

Au-delà des niches légales, l'optimisation fiscale agressive des multinationales réduit encore l'assiette IS. Les mécanismes principaux sont :

C. Fraude fiscale IS : un phénomène mal cerné

EstimationMontantSourceAnnée
Fraude fiscale totale (tous impôts)80-120 Md€Solidaires Finances publiques / Sénat2023
dont fraude IS estimée15-25 Md€Extrapolation proportionnelle (CPO)2023
Pertes par transfert de bénéfices~27 Md€Tax Justice Network2024
Droits rappelés (contrôle fiscal IS)~5,2 Md€DGFiP — bilan contrôle fiscal2023
Montant encaissé après contrôle~3,1 Md€DGFiP2023
L'IS réel : un impôt à ~17,5 % effectif sur une assiette réduite. En cumulant les niches légales (~20 Md€), l'optimisation agressive (tax planning, prix de transfert) et la fraude, l'écart entre l'IS théorique (25 % × résultat fiscal brut) et l'IS réellement encaissé représente probablement 40-50 Md€/an. La Cour des Comptes qualifie la fraude fiscale de phénomène « mal cerné, mal chiffré, mal traité ». Sources : Cour des Comptes (2024), Tax Justice Network (2024), FIPECO, Public Sénat.

13. Élasticité de l'IS au PIB : un impôt sur-élastique et très volatileINSEE / HCFP / DG Trésor / La Banque Postale

L'élasticité mesure de combien les recettes IS varient quand le PIB bouge de 1 %. Un impôt avec une élasticité de 1 est proportionnel au PIB ; au-dessus de 1, il est « sur-élastique » — ses recettes amplifient les cycles économiques. L'IS français est l'impôt le plus volatile du système fiscal.

AnnéeCroissance PIB nominal (%)Évol. IS net (%)Évol. EBE SNF (%)Élasticité IS/PIBContexte
2011+3,0+18,8+5,26,3Rebond post-crise, profits cycliques
2012+1,4+4,3-2,13,1Surtaxe exceptionnelle Hollande
2013+1,4+15,7+1,811,2Surtaxe maintenue + mesures nouvelles
2014+1,5-25,2+3,5-16,8Montée en charge CICE
2015+2,3-5,1+4,0-2,2CICE plein régime
2016+1,6-10,7+2,8-6,7Point bas CICE + suramortissement
2017+2,8+19,4+4,56,9Fin surtaxe, reprise
2018+2,9-23,2+2,3-8,0Double année CICE
2019+3,1+22,3+3,17,2Normalisation post-CICE
2020-4,9+8,4-12,5-1,7Covid : reports, carry-back
2021+8,0+27,5+25,33,4Rebond post-Covid, profits records
2022+5,6+27,0+8,24,8Inflation, superprofits énergie
2023+6,1-0,7-3,5-0,1Normalisation, reports déficits énergie
2024+4,2+1,0+1,50,2Croissance spontanée quasi nulle
Volatilité extrême. L'élasticité IS/PIB varie de -16,8 (2014, CICE) à +11,2 (2013, surtaxe). L'écart-type de l'élasticité est de ~7,5 — contre ~1,5 pour l'IR et ~0,3 pour la TVA. L'IS est 5 fois plus volatile que l'IR et 25 fois plus que la TVA. Source : INSEE (2015), HCFP (2023), La Banque Postale (2024).
Sur-élasticité structurelle. Hors mesures nouvelles (CICE, surtaxes), l'élasticité spontanée de l'IS au PIB est estimée entre 1,5 et 3,2 (INSEE Document de travail G2015/08, HCFP 2023). L'IS amplifie les cycles : en expansion, les recettes explosent ; en récession, elles s'effondrent. Cela pose un risque budgétaire majeur pour un État qui dépend de l'IS pour ~17 % de ses recettes.

14. Conclusions : l'IS est-il efficace, juste et stable ?Synthèse

A. Efficace ? — Partiellement

La baisse du taux de 33⅓ % à 25 % a coûté au minimum 11 Md€ de manque à gagner statique (Cour des Comptes, sept. 2025). Mais elle a été partiellement compensée par (i) l'élargissement de l'assiette (suppression CICE, moindre optimisation), (ii) la croissance des bénéfices (+80 % nominal 2010-2025), et (iii) un effet « Laffer modéré » de réduction de l'évitement. Résultat : les recettes ont quasiment doublé en nominal, et progressé de ~45 % en réel. Toutefois, le ratio IS/PIB (2,0 %) reste structurellement bas vs OCDE (3,1 %) — signe que l'assiette est rongée par ~20 Md€ de niches et l'optimisation agressive.

B. Juste ? — Non

L'IS est régressif par taille : les PME paient un taux effectif de 21,4 % contre 14,3 % pour les grandes entreprises (INSEE, 2022). L'écart de 7,1 points représente un avantage de ~14 Md€/an pour les grandes entreprises (Observatoire de la justice fiscale). La baisse du taux nominal a surtout bénéficié aux grandes entreprises (-5 pts de taux implicite) et quasi pas aux micro (+0,4 pt). Les niches (CIR, mère-fille, intégration fiscale) sont captées à 70-80 % par les grandes entreprises.

C. Stable ? — Non

L'IS est l'impôt le plus volatile du système fiscal français (élasticité écart-type ~7,5). Le « flip-flop fiscal » permanent (33⅓ → 25 % → surtaxe 30-35 % → ???) détruit la crédibilité et l'attractivité. Le signal envoyé par la surtaxe 2025 (reconduite 2026) contredit directement la réforme 2018-2022.

D. Impact de la baisse 33⅓ → 25 % sur les recettes

IndicateurAvant (2017)Après (2025)Variation
Taux nominal33⅓ %25 %-8,3 pts (-25 %)
IS net encaissé35,7 Md€61,8 Md€+26,1 Md€ (+73 %)
IS net constant 202441,9 Md€60,6 Md€+18,7 Md€ (+45 %)
IS/PIB1,55 %2,07 %+0,52 pt
Taux effectif moyen~20,7 %~17,5 %-3,2 pts
IDE entrants (rang UE)4ᵉ1ᵉʳ (depuis 2019)+3 places
Manque à gagner statique (Cour des Comptes)~11 Md€/anCoût budgétaire brut

E. Course au moins-disant fiscal en UE ?

La convergence européenne vers des taux IS de 20-25 % est un fait : la moyenne UE-27 est à ~21 %, tirée vers le bas par l'Europe de l'Est (Hongrie 9 %, Bulgarie 10 %, Pologne 19 %). Le Pilier 2 (plancher 15 %) met un frein partiel à cette course, mais le taux reste bas. La proposition BEFIT (assiette commune consolidée) dort au Conseil depuis 2023, bloquée par l'unanimité requise. La France est prise en étau : baisser davantage coûte cher budgétairement (dette à 113 % du PIB) ; remonter détruit l'attractivité construite. Sources : Fondation Schuman, Parlement européen, OCDE.

Recommandation — la voie du milieu. Maintenir le taux nominal à 25 % (stabilité du signal), mais nettoyer les niches : plafonner le CIR (-2 Md€), ajuster mère-fille (-2 Md€), resserrer l'intégration fiscale (-1 Md€). Cela augmenterait le taux effectif moyen de 17,5 % vers 20-22 %, rapprochant la France de la moyenne OCDE, tout en préservant l'attractivité. Rendement : ~5 Md€/an de recettes supplémentaires sans toucher au taux nominal. C'est la piste la plus consensuelle (FIPECO, CPO, Cour des Comptes).
Risque majeur. La pérennisation de la surtaxe (déjà reconduite au PLF 2026) ferait de la France le pays avec le taux effectif le plus élevé d'Europe pour les grandes entreprises (30-35 %), annulant le gain d'attractivité de 2018-2022. Le « flip-flop fiscal » est le pire signal : il dit aux investisseurs que la règle du jeu change selon les besoins budgétaires du moment. La France doit choisir : stabilité + nettoyage des niches ou yo-yo des taux.
Sources et références

DGFiP / impots.gouv.fr :
Les recettes fiscales gérées par la DGFiP en 2024
L'impôt sur le bénéfice 2024 des entreprises
L'impôt sur le bénéfice 2023 des entreprises
Impôt complémentaire — Pilier 2 (GloBE)

INSEE :
INSEE Analyses n°112 — Taux d'imposition implicite des profits 2016-2022 (sept. 2025)
Le compte des administrations publiques en 2024
La réforme du taux statutaire de l'IS — Documents de travail 2025-18
Les comptes de la Nation en 2024 — PIB 2 920 Md€
Élasticités des recettes fiscales au cycle économique 1979-2013
Impôt sur les sociétés — Les entreprises en France

FIPECO (François Ecalle) :
Fiche — L'impôt sur les sociétés
Commentaire — La surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises
Les finances publiques en 2024
L'impact de la croissance sur le déficit public
La fraude et le contrôle fiscal

Cour des Comptes :
Note d'exécution budgétaire 2024 — Recettes fiscales (avril 2025)
Note CPO — Quel taux pour l'IS en France ? (2021)
La réforme du taux statutaire de l'IS (sept. 2025)

HCFP / DG Trésor :
HCFP — L'élasticité des prélèvements obligatoires au PIB (2023)
DG Trésor — Relecture structurelle des recettes (2025)
La Banque Postale — Élasticités des recettes fiscales (2024)

OCDE :
Corporate Tax Statistics 2024 — Stabilisation des taux IS
Corporate Tax Statistics 2025 — Statutory rates
Manuel Pilier 2 — Impôt minimum mondial

Parlement / Législation :
Art. 48 LF 2025 — Contribution exceptionnelle grandes entreprises
Sénat — Rapport PLF 2025, Remboursements et dégrèvements
BOFiP — Contribution exceptionnelle IS

Fraude et optimisation :
Observatoire de la justice fiscale — Fraude fiscale : ces dizaines de milliards perdus
Public Sénat — La fraude fiscale « mal cernée, mal chiffrée » (Cour des Comptes)
IFRAP — La fraude fiscale et sociale détectée +18 % en 2022

Concurrence fiscale UE :
Fondation Schuman — Concurrence et convergence fiscale en Europe
La finance pour tous — Concurrence fiscale en Europe
Parlement européen — Politique fiscale dans l'UE

Autres :
IPP — L'impôt sur les sociétés fait-il recette ? (oct. 2024)
Observatoire de la justice fiscale — +14 Md€ si même taux PME/GE
Toute l'Europe — Carte IS dans l'UE
IFRAP — Niveau de taxation des entreprises (analyse CPO)
DGFIP — Exécution budgétaire 2024 des recettes fiscales nettes
impotsurlerevenu.org — Répartition géographique de l'impôt
Institut Paris Région — Fiscalité des entreprises en Île-de-France