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💎 Zoom — Autres impôts courants sur le revenu et le patrimoine — 50,9 Md€ (2025) · résidu de D5

Ligne du tableau emplois-ressources : ce qui reste de l'agrégat D5 (389,9 Md€) une fois retirés l'impôt sur le revenu, la CSG-CRDS et l'impôt sur les sociétés — IFI, taxe d'habitation résiduelle, contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises, prélèvements forfaitaires et autres impôts courants non isolés par l'Insee
📅 2025 provisoire (p) · Comptes nationaux INSEE · tableau « Impôts et cotisations sociales 1995-2025 » 📊 Sources : INSEE, DGFiP, CPO, IPP, FIPECO, France Stratégie, OCDE, OFCE, LFSS 2026 💶 En milliards d'euros courants sauf mention ≈ 1,7 % du PIB 📐 Poste calculé par différence 🔗 Zoom issu du bilan APU
50,9 Md€
Autres impôts courants sur le revenu et le patrimoine (2025 p)
Ligne du tableau emplois-ressources · résidu de D5 · INSEE
+11,4 Md€
Bond 2025 vs 2024 (39,5 → 50,9)
Pour l'essentiel : contribution exceptionnelle grandes entreprises, classée ici par l'Insee
389,9 Md€
D5 — Impôts courants sur le revenu et le patrimoine (2025 p)
103,6 IR + 165,9 CSG-CRDS + 69,5 IS + 50,9 résidu
2,7 · 2,9 Md€
IFI · taxe d'habitation résiduelle (2025)
Deux des rares composantes chiffrées du poste
~7,5 Md€
Dont sous-ensemble « D59 » — fiscalité directe du capital
Périmètre plus étroit, détaillé dans les sections 2 à 17 de cette fiche
30 % → 31,4 %
PFU — Flat tax (2025 → LFSS 2026)
12,8 % IR + 17,2 % PS → 18,6 % PS (CSG 9,2→10,6 %)
📐 De quoi ce poste est-il fait ?

Cette ligne du tableau emplois-ressources n'est pas un impôt : c'est un solde calculé par différence. L'Insee publie l'agrégat D5 · Impôts courants sur le revenu et le patrimoine et n'en isole que trois composantes (impôt sur le revenu, CSG-CRDS, impôt sur les sociétés). Tout le reste est regroupé ici : « Autres impôts courants sur le revenu et le patrimoine ».

Définition
Résidu = D5 − (IR + CSG-CRDS + IS)
Contrôle arithmétique 2025 (p)
103,6 + 165,9 + 69,5 + 50,9 = 389,9 Md€ ✔
IR 103,6 · CSG-CRDS 165,9 · IS (y c. majorations) 69,5 · résidu 50,9 = D5 389,9
Md€20232024 (sd)2025 (p)2025 vs 2024
D5 — Impôts courants sur le revenu et le patrimoine357,2365,7389,9+24,2
dont impôt sur le revenu (IRPP)96,996,0103,6+7,6
dont CSG + CRDS156,2162,2165,9+3,7
dont impôt sur les sociétés (y c. majorations)67,568,069,5+1,5
= Autres impôts courants sur le revenu et le patrimoine (résidu)36,639,550,9+11,4

Le bond de 2025 (+11,4 Md€) vient pour l'essentiel de la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises instaurée pour 2025 : l'Insee la classe dans ce poste et non sur la ligne « impôt sur les sociétés ». C'est donc un niveau en grande partie temporaire, qui refluera si la contribution n'est pas reconduite. À titre de repère, l'OFCE chiffre cette contribution à 7,3 Md€ pour 2026 ; l'Insee n'en publie pas le montant isolé pour 2025.

⚠ Ce poste n'est pas intégralement publié. Au-delà de l'IFI (2,7 Md€ en 2025), de la taxe d'habitation résiduelle (2,9 Md€) et de la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises, l'Insee ne ventile pas le contenu de cette ligne. Le solde — prélèvements forfaitaires et divers autres impôts courants — est présenté ici comme « autres impôts courants non isolés par l'Insee », sans ventilation chiffrée qui ne serait pas sourcée.
🧩 1. Composition du poste — ce qui est chiffré, ce qui ne l'est pas 50,9 Md€ · 2025 (p)

Les 50,9 Md€ : composantes identifiées et solde non ventilé (2025)

ComposanteMd€ (2025)Statut de la donnée
IFI — impôt sur la fortune immobilière2,7Chiffré (comptabilité nationale) — détaillé en section 3
Taxe d'habitation résiduelle2,9Chiffré — résidences secondaires et locaux vacants
Contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises (2025)n.d.Classée ici par l'Insee, montant 2025 non isolé — l'OFCE la chiffre à 7,3 Md€ pour 2026
Prélèvements forfaitaires et autres impôts courants non isolés par l'InseesoldeNon ventilé — aucune répartition chiffrée publiée
Total — Autres impôts courants sur le revenu et le patrimoine50,9Résidu D5 (INSEE, 2025 p)
Solde après IFI et taxe d'habitation résiduelle : ≈ 45,3 Md€ (50,9 − 2,7 − 2,9), incluant la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises et les autres impôts courants non isolés.
Sous-ensemble « D59 » (~7,5 Md€). Le reste de cette fiche (sections 2 à 17) porte sur un périmètre plus étroit, contenu à l'intérieur des 50,9 Md€ : la fiscalité directe du capital des ménages — IFI, part IR du PFU (12,8 %), divers prélèvements directs résiduels — soit environ 7,5 Md€, élargie pour la lecture aux prélèvements sociaux sur le capital (qui, eux, relèvent d'une autre catégorie comptable). Ce n'est pas le poste de 50,9 Md€ : c'en est une sous-partie.
Écart sur l'IFI (2,7 vs 2,3 Md€). Le poste retient 2,7 Md€ (comptabilité nationale, 2025) ; les sections consacrées à l'IFI retiennent 2,3 Md€, montant des droits IFI publié par la DGFiP (Statistiques N°45, avril 2026). L'écart tient au champ et au mode d'enregistrement des deux sources.
Sources. INSEE, tableau « Impôts et cotisations sociales 1995-2025 » (composantes isolées de D5) · INSEE, Comptes nationaux des administrations publiques — année 2025 (premiers résultats, mars 2026) · OFCE, prévisions d'avril 2026 (contribution exceptionnelle grandes entreprises) · DGFiP Statistiques N°45 (IFI 2025).
📋 2. Sous-partie — Périmètre « D59 » (fiscalité directe du capital) au sein des 50,9 Md€ ~7,5 Md€ · sous-ensemble
⚠ Changement de périmètre. À partir d'ici et jusqu'à la fin de la fiche, l'analyse porte sur une sous-partie du poste de 50,9 Md€ : le périmètre « D59 » de la fiscalité directe du capital des ménages, soit environ 7,5 Md€. Tous les montants, graphiques et comparaisons des sections 2 à 17 se rapportent à ce sous-ensemble, pas au poste de 50,9 Md€ défini en tête de page.
Lecture : En comptabilité nationale (SEC 2010), la catégorie D59 « Autres impôts courants » regroupe les impôts directs qui ne relèvent ni de l'impôt sur le revenu (D51) ni de l'impôt sur les sociétés (D51). Ce périmètre inclut principalement l'IFI (ex-ISF), la part IR du PFU sur les revenus du capital (12,8 %), et divers prélèvements directs résiduels. Les prélèvements sociaux (CSG-CRDS) sur le capital, bien que liés, relèvent d'une autre catégorie (D61 — cotisations sociales imputées/effectives). Ce zoom couvre l'ensemble de la fiscalité directe du capital des ménages pour donner une vision cohérente. Ce périmètre ne recouvre qu'une fraction du poste de 50,9 Md€ de la ligne « Autres impôts courants sur le revenu et le patrimoine » du tableau emplois-ressources.

Décomposition de la fiscalité directe du capital (2025)

ComposanteRecettes (Md€)% PIBPoids
IFI (fortune immobilière)2,30,08 %
PFU — part IR 12,8 % (dividendes, intérêts, PV)~4,80,16 %
Autres impôts directs résiduels~0,40,01 %
Total sous-ensemble « D59 » (fraction des 50,9 Md€ du poste)~7,5~0,26 %
Périmètre élargi (hors D59 strict) :
CSG-CRDS sur revenus du capital~20-25~0,7-0,9 %
DMTG (successions + donations)~210,72 %
Fiscalité totale du patrimoine (CPO, chiffre 2024)113,23,9 %
Sources : INSEE, Comptes de la Nation 2025 · DGFiP Statistiques N°45 (avril 2026) · CPO, « Corriger les principales distorsions de l'imposition du patrimoine » (déc. 2025) · FIPECO, Prélèvements sur le capital.
LFSS 2026 : La CSG sur les revenus du capital passe de 9,2 % à 10,6 % (+1,4 pt), portant le taux global des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % et le PFU de 30 % à 31,4 %. Recette supplémentaire estimée : 2,8 Md€. Entrée en vigueur : revenus du patrimoine 2025 (rétroactif) et produits de placement au 1er janvier 2026.

Répartition visuelle D59 + périmètre élargi

Contexte : Les prélèvements obligatoires sur le capital représentent 10,3 % du PIB en France (CPO, déc. 2025, chiffre 2024), contre 8,7 % en moyenne dans la zone euro (FIPECO). La France se situe au premier rang de l'UE pour l'imposition de la détention de patrimoine immobilier (2,0 % du PIB vs 0,9 % en moyenne UE). La LFSS 2026 accentue encore cette pression avec la hausse de la CSG capital (+1,4 pt).
🏠 3. IFI — Impôt sur la Fortune Immobilière 2,3 Md€ · 193 600 foyers

Barème de l'IFI (patrimoine immobilier net, 2025)

TranchePatrimoine net taxableTaux
Exonéré Jusqu'à 800 000 €0 %
T1 800 001 € — 1 300 000 €0,50 %
T2 1 300 001 € — 2 570 000 €0,70 %
T3 2 570 001 € — 5 000 000 €1,00 %
T4 5 000 001 € — 10 000 000 €1,25 %
T5 Au-delà de 10 000 000 €1,50 %
Seuil d'assujettissement : 1 300 000 € de patrimoine immobilier net. Décote entre 1,3 M€ et 1,4 M€ (formule : 17 500 € − 1,25 % × valeur nette taxable). Le calcul démarre à 800 000 € pour les foyers assujettis.
Source : Service-public.fr, CGI art. 977 · DGFiP Statistiques N°45 (avril 2026).

Chiffres clés de l'IFI en 2025

IndicateurValeurCommentaire
Recettes IFI2,3 Md€Record depuis la création en 2018 · +8 % vs 2024 · DGFiP Stat. N°45
Foyers redevables193 600+4 % vs 186 000 en 2024
IFI moyen par foyer~12 000 €+10 % vs ~10 900 € en 2024
Patrimoine immobilier taxable total~505 Md€+8 % vs 467 Md€ en 2024 (estimation)
Patrimoine moyen par foyer~2,6 M€~505 Md€ / 193 600 foyers
AssietteImmobilier seulActifs financiers exclus depuis 2018
Plafonnement75 %IFI + IR ≤ 75 % des revenus
Foyers fiscaux 202541,5 Mdont 19,6 M imposables (+5,1 %)
Concentration : L'IFI est payé par 0,47 % des foyers fiscaux (193 600 sur 41,5 M). Les 10 % de redevables les plus fortunés (patrimoine immobilier > 5 M€) acquittent environ 50 % du produit total.
📜 4. De l'ISF à l'IFI — Historique et coût budgétaire Réforme 2018 · ~4 Md€ de perte

Chronologie ISF → IFI et recettes fiscales (1982-2025)

PériodeImpôtAssietteRecettes (Md€)Redevables
1982-1986IGF (Impôt sur les Grandes Fortunes)Patrimoine global > 3 MF~0,5~120 000
1989-2017ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune)Patrimoine global (immobilier + financier)5,0 (2017)~358 000
2018Réforme Macron → IFIImmobilier seul · Financier exonéré1,3133 000
2019IFIImmobilier net1,5143 000
2020IFIImmobilier net1,6149 000
2021IFIImmobilier net1,7153 000
2022IFIImmobilier net1,8164 000
2023IFIImmobilier net2,0175 980
2024IFIImmobilier net2,2186 000
2025IFIImmobilier net2,3193 600
Coût budgétaire : En 2022, le comité d'évaluation de France Stratégie estime le coût budgétaire du remplacement de l'ISF par l'IFI à plus de 4 Md€ par an. Sans la réforme, l'ISF aurait rapporté ~6,3 Md€ en 2022 (vs 1,8 Md€ d'IFI effectif). L'écart se comble lentement avec la hausse des prix immobiliers.
Arguments en faveur de la réforme : Baisse du nombre d'expatriations fiscales, hausse des retours de foyers fortunés, hausse des investissements productifs et des dividendes distribués. Le comité France Stratégie note toutefois que ces effets restent difficiles à isoler de la conjoncture économique favorable.
Sources : DGFiP Statistiques n°23 (2023), n°33 (2025), N°45 (avril 2026) · France Stratégie, Comité d'évaluation des réformes de la fiscalité du capital, rapport final (oct. 2023) · Sénat, rapport d'information n°42 (2019).
💰 5. PFU / Flat Tax — Prélèvement Forfaitaire Unique 30 % en 2025 → 31,4 % (LFSS 2026)

Mécanisme du PFU (2025 → LFSS 2026)

ComposanteTaux 2025Taux LFSS 2026Détail
Part impôt sur le revenu12,8 %12,8 %Forfaitaire, proportionnel — inchangé
CSG9,2 %10,6 %+1,4 pt (LFSS 2026) · 6,8 % déductible si option barème
CRDS0,5 %0,5 %Non déductible — inchangé
Prélèvement de solidarité7,5 %7,5 %Non déductible — inchangé
TOTAL PFU30,0 %31,4 %Hausse via CSG capital uniquement
LFSS 2026 — Hausse CSG capital : La CSG sur les revenus du capital passe de 9,2 % à 10,6 % (+1,4 pt), portant le PFU global de 30 % à 31,4 %. Recette supplémentaire estimée : 2,8 Md€. Application rétroactive aux revenus du patrimoine 2025 et aux produits de placement à compter du 1er janvier 2026. Exclusions : revenus fonciers nus et plus-values immobilières restent à 9,2 % de CSG.
Option barème : Le contribuable peut opter pour l'imposition au barème progressif de l'IR si c'est plus avantageux. Cette option est globale (elle s'applique à l'ensemble des revenus mobiliers). En cas d'option barème, la CSG à 6,8 % est déductible du revenu imposable l'année suivante.

Revenus concernés par le PFU

Type de revenuExemplesRendement estimé (Md€)
DividendesActions cotées et non cotées, SARL…~2,0
IntérêtsLivrets fiscalisés, obligations, comptes à terme~1,0
Plus-values mobilièresCessions de titres, parts de fonds~1,5
Assurance-vie (rachats)Contrats < 8 ans ou > 150 000 €~0,3
Total PFU — part IR (12,8 %)~4,5–5,0
Concentration : 62 % des dividendes sont déclarés par 0,1 % des foyers fiscaux (soit ~40 000 foyers) et 33 % par 0,01 % des foyers. Le PFU bénéficie donc très majoritairement aux hauts patrimoines (IPP / Cour des Comptes, 2024). En 2025, 41,5 M de foyers fiscaux dont 19,6 M imposables (+5,1 %).
Sources : economie.gouv.fr · La Finance pour Tous · CPO rapport patrimoine (déc. 2025) · Cour des Comptes, note conforter l'égalité devant l'imposition des revenus (oct. 2024).
🏥 6. Prélèvements sociaux sur les revenus du capital 17,2 % en 2025 → 18,6 % (LFSS 2026) · ~20-25 Md€

Décomposition des prélèvements sociaux sur le capital (2025 → LFSS 2026)

PrélèvementTaux 2025Taux LFSS 2026AffectationDéductible IR ?
CSG9,2 %10,6 %Sécurité sociale (maladie, famille, vieillesse)6,8 % si option barème
CRDS0,5 %0,5 %Remboursement dette sociale (CADES)Non
Prélèvement de solidarité7,5 %7,5 %Budget État (transfert Sécu)Non
TOTAL17,2 %18,6 %
Rendement 2025 : La CSG et la CRDS sur les revenus du capital ont rapporté environ 20 à 25 Md€ en 2025 (estimation). Ce montant porte sur l'ensemble des revenus et plus-values du patrimoine : revenus fonciers, plus-values immobilières, revenus mobiliers, gains d'assurance-vie, etc.

Évolution du taux global des prélèvements sociaux

LFSS 2026 — Hausse CSG capital : La LFSS 2026 augmente la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 % (+1,4 pt), portant le taux global des PS de 17,2 % à 18,6 % et le PFU de 30 % à 31,4 %. Recette supplémentaire estimée : 2,8 Md€. Application rétroactive aux revenus du patrimoine 2025 ; produits de placement à compter du 1er janvier 2026. Exclusions : revenus fonciers nus et plus-values immobilières restent à 9,2 % de CSG.
Sources : Service-public.fr · FIPECO, Prélèvements sur le capital · LFSS 2026 · DGFiP Statistiques N°45 (avril 2026).
📈 7. Évolution 2010-2025 — ISF/IFI et fiscalité du capital 16 ans de données

Recettes ISF puis IFI en milliards d'euros (2010-2025)

Année2010201120122013201420152016201720182019202020212022202320242025
Impôt ISFISFISFISFISF ISFISFISFIFIIFI IFIIFIIFIIFIIFIIFI
Recettes (Md€) 4,54,35,05,15,2 5,25,15,01,31,5 1,61,71,82,02,22,3
Redevables (milliers) 562594291312331 343351358133143 149153164176186194
Rupture 2012 : La réforme de 2011 (redevables passant de 594 000 à 291 000 en 2012) correspond au relèvement du seuil de 790 000 € à 1 300 000 €. La chute de 2018 correspond à la transformation ISF → IFI (exclusion des actifs financiers).
Sources : DGFiP Statistiques (série ISF/IFI) · INSEE · Cour des Comptes.
🎯 8. Qui paie ? — Concentration sur les hauts patrimoines D10 = essentiel

Concentration des revenus du capital par décile

IndicateurValeurSource
Part des revenus du patrimoine dans le D1022,7 %Du niveau de vie du D10 · INSEE 2024
Part des dividendes déclarés par le top 0,1 %62 %~40 000 foyers · IPP / Cour des Comptes
Part des dividendes déclarés par le top 0,01 %33 %~4 000 foyers
Part du patrimoine détenue par le D1060 %Richesse nationale · CPO 2025
Part du patrimoine détenue par le top 1 %27 %CPO 2025 · Données OCDE
Foyers IFI / total foyers fiscaux0,47 %193 600 / 41,5 M · DGFiP 2025
Taux d'imposition effectif des milliardaires~2 %Du patrimoine total · IPP (juin 2023)
Paradoxe de la progressivité : L'IPP (Institut des Politiques Publiques, juin 2023) montre que le taux d'imposition effectif décroît au sommet de la distribution : les 370 foyers les plus riches de France (milliardaires) paient un taux effectif d'environ 2 % de leur patrimoine total en impôts directs, grâce à la prépondérance des revenus du capital taxés au PFU (30 %, porté à 31,4 % par la LFSS 2026) et non au barème progressif (jusqu'à 45 %). La CDHR (LFI 2025, prorogée 2026) vise à corriger cet effet en imposant un taux minimum de 20 % aux revenus > 250 k€.

Répartition du patrimoine des ménages français

Lecture : Les 10 % les plus aisés détiennent 60 % du patrimoine total. Le 1 % supérieur en détient 27 %. Cette concentration explique pourquoi l'IFI et le PFU sont payés quasi exclusivement par les déciles supérieurs.
Sources : IPP, « Quels impôts les milliardaires paient-ils ? » (juin 2023) · INSEE, Revenus et patrimoine des ménages 2024 · CPO rapport patrimoine (déc. 2025).
🌍 9. Comparaison internationale — Taxation du patrimoine et du capital OCDE · UE

Prélèvements sur le capital en % du PIB (2025 · données FIPECO/CPO 2024)

Source : FIPECO, « Les prélèvements sur le capital » (2025) · OCDE Revenue Statistics 2024.

Spécificités françaises vs OCDE

IndicateurFranceMoy. OCDE/UERang
Prélèvements sur le capital (% PIB)10,3 %8,5 % (UE)1er / UE
Impôts sur la détention immobilière (% PIB)2,0 %0,9 % (UE)1er / UE
DMTG — droits de succession (% recettes)1,4 %0,5 % (OCDE)Top 5
Impôt sur la fortune (ISF/IFI)Oui (IFI)4 pays OCDEEspagne, Norvège, Suisse, Colombie
Flat tax sur le capital30 % → 31,4 % (PFU)VariableItalie 26 %, Allemagne 26,375 % · LFSS 2026 : PFU passe à 31,4 %
Taux apparent succession (max)45 %~25 %Taux effectif bien inférieur (abattements)
Analyse CPO (2025) : L'imposition française du patrimoine est « forte en comparaison internationale, complexe, inégalitaire, et peu efficace ». Le CPO propose une réforme à rendement constant : assiette plus large, taux plus faibles, pour une meilleure neutralité et acceptabilité.
Sources : OCDE, Revenue Statistics 2024 · CPO, « Corriger les principales distorsions de l'imposition du patrimoine » (déc. 2025) · Telos, « La fiscalité du capital en France reste l'une des plus lourdes de l'OCDE » (2024).
⚖️ 10. Débat — ISF vs IFI, CDHR, exit tax, taxation des plus-values latentes Enjeux politiques 2025-2026

ISF vs IFI — Le débat persistant

ArgumentPour le retour de l'ISFPour le maintien de l'IFI
Rendement fiscal L'ISF rapportait 5 Md€/an vs 2,3 Md€ pour l'IFI en 2025 → perte de ~4,8 Md€/an Recettes IFI en hausse régulière (+8 %/an en 2025), écart se réduisant lentement
Investissement L'ISF n'a pas freiné la croissance (PIB +1,3 %/an moyen 2000-2017) Hausse des investissements productifs, dividendes réinvestis
Exil fiscal L'exil ISF était marginal (800-1000 départs/an, impact limité) Baisse des expatriations, hausse des retours (France Stratégie)
Équité Le patrimoine financier (exonéré IFI) est plus concentré que l'immobilier L'immobilier est plus visible et contrôlable, meilleure assiette
Acceptabilité L'ISF était populaire (70 % de soutien, sondages répétés) Signal pro-business aux investisseurs internationaux

Autres débats en cours

SujetEnjeuÉtat du débat (2025-2026)
CDHR (Contribution Différentielle Hauts Revenus) Taux minimum d'imposition de 20 % pour les hauts revenus Créée par la LFI 2025, prorogée par la LFI 2026. Seuils : 250 000 € (célibataire) / 500 000 € (couple). Rendement : 1,2 Md€ (IPP), ~16 000 foyers concernés. Vise les contribuables dont le taux effectif tombe sous 20 % grâce au PFU et aux niches.
IFI « improductif » / élargissement Taxer le patrimoine financier improductif (holdings dormantes) Amendements déposés lors de la LFI 2026. Rejetés via le 49.3. Pas de réforme de l'assiette de l'IFI dans la LFI 2026. Le débat reste ouvert pour les prochaines lois de finances.
Exit tax Imposition des PV latentes lors du départ de France Seuil : 800 000 € ou 50 % d'une société. Rabotée en 2018 (purge à 2 ans vs 15 ans). NFP souhaite rétablissement « ancienne formule ». Rendement marginal (~20 M€/an).
Taxation PV latentes Taxer les gains non réalisés (modèle Zucman) Proposition d'impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des milliardaires (rapport AN, 2024). Faisabilité contestée. Débat aussi au niveau G20/OCDE (Inclusive Framework).
PFU à 31,4 % (LFSS 2026) Hausse de la flat tax via CSG capital Amendement automne 2024 (IR 12,8 % → 15,8 %) non retenu. Finalement, la LFSS 2026 augmente la CSG capital de 9,2 % à 10,6 % (+1,4 pt), portant le PFU de 30 % à 31,4 %. Recette : 2,8 Md€.
Réforme CPO Refonte globale à rendement constant 17 recommandations du CPO (déc. 2025) : neutralité, assiette élargie, taux abaissés. Prélèvements capital = 10,3 % du PIB (1er rang UE pour la détention immobilière). Accueil mitigé (« décevant » selon Politis, « ambitieux » selon Actu-Juridique).
Sources : Institut Montaigne, « Supprimer la flat tax et rétablir l'exit tax » (juil. 2024) · Terra Nova, « Quel rendement attendre de la taxation des plus fortunés ? » (2024) · CPO rapport patrimoine (déc. 2025) · Assemblée Nationale, rapport impôt plancher 2 % (2024) · LFI 2025, LFI 2026, LFSS 2026 · IPP.
💶 11. Analyse en valeur — Euros courants et constants 2010-2025

ISF/IFI + PFU + PS capital — Euros courants vs constants (base 2020)

AnnéeISF/IFI (Md€ courants)ISF/IFI (Md€ 2020)Déflateur PIB (base 100=2020)Total fiscalité capital (Md€ courants)Total (Md€ 2020)
20104,55,089,3~80~89,6
20125,05,492,0~87~94,6
20145,25,593,8~90~95,9
20165,15,395,5~93~97,4
20181,31,398,0~95~96,9
20201,61,6100,0~97~97,0
20221,81,6109,2~108~98,9
20242,21,9113,5~113,2~99,7
Constat en euros constants : En euros 2020, l'IFI de 2024 (1,9 Md€) reste très inférieur à l'ISF de 2010 (5,0 Md€). La hausse nominale récente (+11 %/an) est en partie absorbée par l'inflation. La fiscalité totale du patrimoine (113,2 Md€ courants) est quasi stable en volume depuis 2016 (~97-100 Md€ constants), la hausse nominale reflétant essentiellement l'inflation des prix immobiliers et des actifs.
Sources : INSEE, Comptes de la Nation (déflateur PIB) · CPO rapport patrimoine (déc. 2025) · FIPECO, Prélèvements sur le capital.
📊 12. Analyse de mix — IFI vs PFU vs prélèvements sociaux Par type de revenu du capital

Décomposition par instrument fiscal (2025)

Lecture : Le PFU (part IR 12,8 %) et les prélèvements sociaux (17,2 % → 18,6 % LFSS 2026) représentent ensemble ~27 Md€, soit ~12× le produit de l'IFI (2,3 Md€). L'IFI est un impôt sur le stock (patrimoine immobilier) tandis que PFU et PS sont des impôts sur les flux (revenus du capital).

Mix par type de revenu du capital (2025, estimations)

Type de revenuIR 12,8 % (Md€)PS 17,2 % (Md€)Total (Md€)Mix
Dividendes~2,0~2,7~4,7
Revenus fonciers—*~5,5~5,5
Intérêts et obligations~1,0~1,4~2,4
Plus-values mobilières~1,5~2,0~3,5
Plus-values immobilières—*~3,0~3,0
Assurance-vie (rachats)~0,3~2,5~2,8
Autres (PEL, épargne salariale…)~1,5~1,5
Total (hors IFI)~4,5–5,0~18,6~23,4
* Les revenus fonciers et PV immobilières sont soumis au barème progressif IR (pas au PFU 12,8 %), mais toujours aux PS 17,2 %. Les revenus mobiliers relèvent du PFU sauf option barème.
Sources : CPO rapport patrimoine (déc. 2025) · DGFiP · FIPECO · Estimations à partir des données TAXIPP (IPP).
👥 13. Distribution démographique et sociologique Âge · CSP · Centile

Patrimoine brut médian par tranche d'âge (2025)

Cycle de vie : Le patrimoine s'accumule avec l'âge, culmine vers 60-69 ans puis décroît. L'IFI et le PFU touchent donc principalement les 50-70 ans, qui concentrent à la fois le patrimoine immobilier et les revenus du capital (dividendes accumulés, PV de cession d'entreprise).

Répartition du patrimoine par centile (2025)

Concentration extrême : Les 5 % les mieux dotés détiennent un patrimoine > 1 268 200 €. Les 1 % supérieurs détiennent 27 % du patrimoine total, avec 36 % de patrimoine professionnel (vs 7 % pour le P90-P95). C'est dans ce dernier centile que l'IFI et le PFU ont le plus d'impact.

Profil sociologique des contribuables IFI et PFU (2025)

CSP / Profil% foyers IFI% dividendes déclarésPatrimoine moyenCommentaire
Cadres supérieurs & professions libérales~35 %~15 %~2,8 M€Patrimoine principalement immobilier + épargne financière
Chefs d'entreprise & indépendants~25 %~55 %~4,5 M€Patrimoine professionnel + dividendes · 22 % du D10
Retraités (anciens cadres/dirigeants)~30 %~20 %~2,2 M€Patrimoine accumulé · Plus-values de cession
Rentiers / patrimoine hérité~10 %~10 %~3,5 M€Patrimoine diversifié · Donations reçues
Âge moyen des redevables IFI : ~62 ans (DGFiP). 70 % des redevables IFI ont plus de 55 ans. Les revenus d'indépendants représentent 14,7 % du niveau de vie du D10, soit 2,4× la proportion du D9 (INSEE 2024).
Sources : INSEE Focus 371 (déc. 2025) · DGFiP Statistiques n°33 · INSEE, Revenus et patrimoine des ménages 2024 · IPP, TAXIPP.
⚙️ 14. Efficacité — Taux effectif, optimisation, exil fiscal, coût de collecte Analyse critique

Taux d'imposition effectif par niveau de patrimoine

Niveau de patrimoineTaux apparentTaux effectifÉcartCause principale
P50-P90 (classe moyenne supérieure)~30 %~25 %-5 ptsExonérations (Livret A, PEA, AV < 8 ans)
P90-P99 (aisés)~35 %~22 %-13 ptsPFU 30 % vs barème 41-45 %, PEA, assurance-vie
P99-P99,9 (très aisés)~42 %~18 %-24 ptsHoldings, PFU, report d'imposition PV
Top 0,01 % (milliardaires)~45 %~2 %-43 ptsPV latentes non imposées, capitalisation en holdings, PFU
Régressivité au sommet (IPP, 2023) : Le système fiscal français est progressif jusqu'au P99,9 puis devient régressif. Les ~370 milliardaires français paient un taux effectif d'environ 2 % de leur patrimoine total, car l'essentiel de leur enrichissement provient de plus-values latentes non imposées (la richesse croît mais n'est pas « réalisée » fiscalement).

Exil fiscal — Flux migratoires ISF/IFI

IndicateurPré-réforme (2016)Post-réforme (2020)Évolution
Départs annuels1 020220−78 %
Retours annuels470380−19 %
Solde net−550+160Inversé
Exit tax — rendement~300 M€~20 M€−93 %
Analyse CAE : Le Conseil d'Analyse Économique confirme que la fiscalité du capital engendre quelques expatriations mais leur impact économique global reste limité. Le solde migratoire IFI s'est inversé depuis 2018 (plus de retours que de départs), bien qu'il soit difficile d'isoler l'effet propre de la réforme de la conjoncture favorable.
Coût de collecte IFI : Estimé à ~3-4 % du rendement (vs ~1 % pour l'IR ou la TVA). La faible assiette (193 600 foyers en 2025) et la complexité des évaluations immobilières rendent l'IFI coûteux à administrer relativement à son rendement.
Sources : France Stratégie, rapport final (2023) · CAE · DGFiP · France Info (janv. 2025).
📐 15. Élasticité au PIB — sous-ensemble D59 vs PIB vs patrimoine des ménages 2010-2025 · sous-ensemble

Croissance comparée : D59, PIB nominal, patrimoine des ménages (base 100 = 2010)

AnnéePIB nominal (Md€)Base 100Patrimoine ménages (Md€)Base 100ISF/IFI (Md€)Base 100
20101 99910010 3001004,5100
20122 08710410 8001055,0111
20142 14910811 2001095,2116
20162 23411211 9001165,1113
20182 36011812 6001221,329
20202 31811613 4001301,636
20222 63913214 6161421,840
20242 92014614 9531452,249
Rupture d'élasticité : Avant 2018, l'ISF suivait globalement le PIB (élasticité ~1,0). La réforme ISF→IFI crée une rupture structurelle : l'indice ISF/IFI tombe de 113 (2016) à 29 (2018). Depuis, l'IFI croît plus vite que le PIB (élasticité ~1,5) grâce à la hausse des prix immobiliers, mais ne rattrape pas le niveau ISF. Le patrimoine des ménages, lui, progresse régulièrement (+45 % sur 2010-2024), soutenu par la valorisation des actifs financiers et immobiliers.
Sources : INSEE, PIB en valeur (comptes nationaux) · Banque de France / INSEE, patrimoine économique national · DGFiP.
🎯 16. Conclusions — Efficace ? Juste ? Stable ? Synthèse

Évaluation multicritère de la fiscalité du capital (2025)

CritèreNoteDiagnostic
Rendement fiscal ⚠️ Moyen IFI : 2,3 Md€ = rendement faible pour la complexité. PFU + PS : ~25 Md€ = rendement significatif. La réforme ISF→IFI a coûté ~4 Md€/an au budget. La fiscalité totale du capital (113 Md€, CPO 2024) reste élevée, 1re de l'OCDE. La CDHR (1,2 Md€) et la hausse CSG capital (2,8 Md€) renforcent les recettes en 2025-2026.
Équité / Justice fiscale ❌ Faible Régressivité au sommet : les milliardaires paient ~2 % de taux effectif (IPP). Le PFU à 30 % avantage les très hauts revenus du capital vs barème progressif (45 %). 62 % des dividendes déclarés par 0,1 % des foyers. CPO : imposition « inégalitaire ».
Efficacité économique ⚠️ Mitigé Effets positifs : baisse de l'exil fiscal, hausse de l'investissement (France Stratégie). Effets négatifs : biais pro-immobilier de l'IFI, distorsions entre types de capital, complexité administrative. CPO : « peu efficace au regard des objectifs ».
Stabilité des recettes ⚠️ Volatile Revenus du capital très cycliques : dividendes et PV mobilières baissent en récession (-18 % en 2020), explosent en phase haussière. L'IFI est plus stable (assiette immobilière inerte). Mix global moyennement stable, élasticité au PIB ~1,2.
Simplicité / Lisibilité ❌ Faible Empilement de dispositifs : IFI + PFU + PS + barème (option) + niches (PEA, AV, PEL). Le CPO recense 17 distorsions majeures. L'assurance-vie bénéficie d'un traitement exorbitant du droit commun. Coût de collecte IFI élevé (~3-4 %).
Compétitivité internationale ✅ Améliorée Le PFU (30 %) aligne la France sur ses voisins (Italie 26 %, Allemagne 26,4 %). L'IFI évite la « double imposition » capital financier/production. Signal pro-business envoyé aux investisseurs. Mais la France reste 1re OCDE en prélèvements sur le capital (10,3 % PIB).

Impact de la réforme ISF → IFI — Bilan à 8 ans (2018-2025)

DimensionBilanDonnées
Recettes perdues −4,8 Md€/an ISF hypothétique 2025 : ~7,1 Md€ vs IFI réel : 2,3 Md€
Exil fiscal Amélioré Solde migratoire inversé : +160 retours nets/an (vs −550 sous ISF)
Investissement productif Incertain Hausse des dividendes distribués, mais causalité difficile à isoler (France Stratégie)
Équité perçue Dégradée 70 % des Français favorables au retour de l'ISF (sondages). Perception de « cadeau aux riches »
Neutralité fiscale Détériorée Biais pro-financier : exonération du capital financier crée une distorsion immobilier/mobilier
Verdict 2025 : La réforme ISF→IFI a atteint son objectif de compétitivité (moins d'exil fiscal, signal pro-business) mais au prix d'une perte de ~4,8 Md€/an et d'une dégradation de l'équité perçue et réelle. Le PFU simplifie la fiscalité mobilière mais crée une régressivité au sommet. Le législateur commence à corriger : la CDHR (LFI 2025/2026, taux min. 20 %, 1,2 Md€, 16 000 foyers) et la hausse CSG capital (LFSS 2026, +1,4 pt, 2,8 Md€) renforcent la taxation effective des hauts patrimoines sans rétablir l'ISF. L'IFI improductif (élargissement aux actifs financiers dormants) a été rejeté par le 49.3. Le CPO (déc. 2025) propose une refonte globale à rendement constant : assiette plus large, taux plus faibles, suppression des niches les plus distorsives (assurance-vie, PEA au-delà d'un plafond). Les exemples scandinaves (dual income tax : taux unique sur tous les revenus du capital, plus bas que le barème IR mais sans exemption) montrent qu'on peut concilier rendement, équité et simplicité.
Sources : France Stratégie, rapport final (oct. 2023) · CPO, rapport patrimoine (déc. 2025) · IPP (juin 2023) · CAE · OCDE · DGFiP.
📚 17. Sources et références

Sources institutionnelles

SourceDocumentLien
DGFiPStatistiques n°33 — L'IFI en 2024 (avril 2025)impots.gouv.fr
DGFiPStatistiques N°45 — L'IFI en 2025 (avril 2026)impots.gouv.fr
LFSS 2026Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2026 — Hausse CSG capital (9,2 % → 10,6 %)legifrance.gouv.fr
INSEELes comptes de la Nation 2024 — Dépenses et recettes APUinsee.fr
CPO / Cour des ComptesCorriger les principales distorsions de l'imposition du patrimoine (déc. 2025)ccomptes.fr
France StratégieComité d'évaluation des réformes de la fiscalité du capital — Rapport final (oct. 2023)strategie.gouv.fr
FIPECOLes prélèvements obligatoires sur le capitalfipeco.fr
FIPECOLes impôts sur le patrimoine des ménagesfipeco.fr
IPP« Quels impôts les milliardaires paient-ils ? » (juin 2023)ens-lyon.fr
OCDERevenue Statistics — Tax on propertyoecd.org
SénatTransformation ISF → IFI et PFU : un premier bilan (rapport n°42, 2019)senat.fr
Service-public.frCalcul de l'IFI · PFU / Revenus d'épargneservice-public.fr
Vie publiqueIFI : 186 000 foyers redevables en 2024vie-publique.fr
Institut MontaigneSupprimer la flat tax et rétablir l'exit tax — Législatives 2024institutmontaigne.org
Terra NovaQuel rendement attendre de la taxation des plus fortunés ?tnova.fr

D5Autres impôts courants sur le revenu et le patrimoine — historique et perspective

Bloc normalisé, identique sur toutes les fiches de composante du site : même intitulé comptable, même profondeur d'historique, mêmes contrôles. Montants en milliards d'euros courants.

Historique 2016-2025 — comptabilité nationale
Md€2016201720182019202020212022202320242025
D5 · Impôts sur le revenu et le patrimoine (agrégat)278,6293,9311,5318,2306,2324,1358,9357,2365,7389,9
en % des recettes publiques23,323,624,524,725,024,425,224,524,325,0

⚠ La série ci-dessus est celle de D5 · Impôts sur le revenu et le patrimoine (agrégat), l'agrégat auquel appartient cette recette — pas celle de Résidu D5 (IFI, TH résiduelle, contribution exceptionnelle IS…). L'Insee ne publie pas de série longue par impôt en comptabilité nationale : le détail vérifié de Résidu D5 (IFI, TH résiduelle, contribution exceptionnelle IS…) figure dans le tableau ci-dessous, sur les seuls millésimes disponibles.

+111,3 Md€2016 → 2025
+39,9 %variation sur 10 ans
+3,8 %par an en moyenne
23,3 → 25,0 %poids des recettes publiques
Lecture

En dix ans, l'agrégat D5 auquel appartient cette recette a augmenté de 111,3 Md€ (+39,9 %), soit +3,8 % par an en moyenne. Son poids dans l'ensemble des recettes publiques est passé de 23,3 % en 2016 à 25,0 % en 2025 (+1,7 point). Le maximum de la période est atteint en 2025 (389,9 Md€), le minimum en 2016 (278,6 Md€).

Détail vérifié pour cette recette — Résidu D5 (IFI, TH résiduelle, contribution exceptionnelle IS…)
20232024 (sd)2025 (p)
Md€ — tableau Insee « Impôts et cotisations sociales 1995-2025 » 36,639,550,9
Perspective d'évolution

Ce résidu — ce qui reste de D5 une fois retirés l'IR, la CSG-CRDS et l'IS — bondit de 11,4 Md€ en 2025. L'essentiel provient de la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises, que l'Insee classe ici et non sur la ligne IS. C'est donc un poste dont le niveau 2025 est en grande partie temporaire : il refluera si la contribution n'est pas reconduite au-delà de 2026.

Cadrage d'ensemble — OFCE, prévisions d'avril 2026 : déficit public −5,1 % du PIB en 2025, −4,8 % en 2026, −4,4 % en 2027 ; dette 115,6 % → 118,3 % → 119,8 % du PIB. La loi de finances pour 2026 porte l'effort sur la sécurité sociale (≈ 4 Md€) et les collectivités (≈ 3 Md€), avec une hausse du budget de la défense (+0,2 point de PIB).

Sources. Historique : Insee, jeu de données « Comptes des administrations publiques » publié sur data.gouv.fr (API Melodi DD_CNA_APU, millésime des comptes 2025 provisoires — contrôle de cohérence : capacité de financement B9 = −152,5 Md€). Pour les opérations que l'Insee ne diffuse pas en version consolidée sur ce jeu (D7, D9, D91), la source est Eurostat, table gov_10a_main (base 2020, secteur S13), qui publie la même comptabilité nationale transmise par l'Insee au titre du règlement européen. Détail par impôt : Insee, tableau Impôts et cotisations sociales 1995-2025. Perspective : OFCE, prévisions d'avril 2026 ; COR, rapport de juin 2025 ; OFGL, rapport 2025 ; loi de finances pour 2026. 2025 = provisoire (p), 2024 = semi-définitif (sd). Référentiel comptable, sources et méthode →