🇫🇷 Finances Publiques
🏛️ Finances locales
📐 Socle du simulateur — aligné sur le référentiel comptable du site

Point de départ 2025 (provisoire) : recettes 1561.6 Md€ · dépenses 1714.1 Md€ · solde -152.5 Md€ (−5,1 % du PIB) · dette 3460.5 Md€ (115.7 % du PIB) · PIB 2991.1 Md€. Sources : Insee, Comptes nationaux des APU — année 2025 ; Eurostat gov_10a_main.

Deux périmètres cohabitent, et il faut le savoir. Les curseurs de recettes portent sur des postes de comptabilité nationale identifiés (TVA, IR, IS, CSG-CRDS, accises), dont les montants sont ceux du tableau emplois-ressources. Les curseurs de dépenses sont des postes fonctionnels (santé, retraites, éducation…), qui ne correspondent pas aux opérations comptables D1/P2/D62 : ce sont des estimations de périmètre budgétaire, et la ligne « autres dépenses » est un résidu d'équilibrage calculé pour que le total retombe exactement sur 1714.1 Md€.

Ce que le simulateur ne fait pas. Il raisonne à comportements inchangés : aucun multiplicateur budgétaire, aucune élasticité de recette au niveau d'activité, aucun effet de retour. Une hausse de prélèvement de 1 Md€ y produit 1 Md€ de recette. C'est un outil d'arithmétique budgétaire, pas un modèle macroéconomique — voir à ce sujet l'onglet Modèle CAE.

Simulateur interactif · données officielles INSEE

Quel impact auront vos choix
sur le déficit et la dette ?

FMI +0,8 %
OCDE +0,9 %
Commission européenne +0,8 %
Gouvernement +0,9 %
2025
Source : INSEE · mars 2026
Dépenses publiques
57,2 %
du PIB · 1 710 Mds €
Recettes publiques
52,1 %
du PIB · 1 558 Mds €
Déficit public
5,1 %
du PIB · −152,5 Mds €
Dette publique fin 2025
115,7 %
du PIB · 3 457 Mds €
🏦 Dette publique — stock total
3 457 000 000 000 €
Maastricht · base : 3 457 Mds€ au 1er janvier 2026 · +4 182 €/seconde
📉 Déficit depuis le 1er janvier 2026
0 €
LFI 2026 : −131,9 Mds€ · soit −4 182 €/seconde
💶 PIB France 2025
2 990 Mds €
Croissance réelle +0,9 % · INSEE mars 2026
🏛️

Bravo, vous venez d'être nommé·e ministre des Finances.

En 2025, la France a enregistré un déficit de 152,5 Mds€ (5,1 % du PIB) et une dette de 3 457 Mds€. Modifiez les leviers ci-dessous. Le panneau recalcule en temps réel. Les économies ZBR (onglet 3) alimentent automatiquement la ligne dédiée.

💰RECETTES PUBLIQUES
1 558 Mds € · 52,1 % PIB
TVA
Taxe sur la valeur ajoutée (toutes APU)
Base 2025 : 208,8 Md€
−40 Mds0+40 Mds
212 Mds
±0 Mds
Impôt sur le revenu
Barème, niches fiscales, quotient familial
Base 2025 : 103,6 Md€
−30 Mds0+30 Mds
94 Mds
±0 Mds
Impôt sur les sociétés
Taux, assiette, niche CICE résiduel
Base 2025 : 69,5 Md€
−25 Mds0+25 Mds
56 Mds
±0 Mds
Cotisations sociales & CSG
Cotisations patronales/salariales, CSG-CRDS, allègements
Base 2025 : 165,9 Md€
−80 Mds0+50 Mds
610 Mds
±0 Mds
Fiscalité énergétique & écologique
TICPE, taxe carbone, malus auto, TIRUERT
Base 2025 : 44,1 Md€
−20 Mds0+30 Mds
50 Mds
±0 Mds
Autres recettes fiscales & non-fiscales
Droits succession, DMTO, taxe foncière, revenus État
Base 2025 : 969,7 Md€
−50 Mds0+50 Mds
536 Mds
±0 Mds
📤DÉPENSES PUBLIQUES
1 710 Mds € · 57,2 % PIB
Santé (ONDAM)
Objectif national dépenses d'assurance maladie
Base 2025 : 285 Md€
−50 Mds0+30 Mds
285 Mds
±0 Mds
Retraites (pensions de vieillesse)
CNAV, FPE, FPT, FPH, régimes spéciaux
Base 2025 : 375 Md€
−60 Mds0+30 Mds
375 Mds
±0 Mds
Éducation nationale
Masse salariale enseignants, fonctionnement, investissement
Base 2025 : 100 Md€
−25 Mds0+20 Mds
100 Mds
±0 Mds
Défense nationale (LPM)
Loi de programmation militaire 2024-2030, objectif OTAN 2 %
Base 2025 : 44,1 Md€
−15 Mds0+20 Mds
50 Mds
±0 Mds
Emploi, chômage & solidarité
Assurance chômage, RSA, prime activité, formation
Base 2025 : 130 Md€
−30 Mds0+20 Mds
130 Mds
±0 Mds
Logement & aides au logement
APL, MaPrimeRénov', logement social
Base 2025 : 25 Md€
−15 Mds0+10 Mds
25 Mds
±0 Mds
Charge de la dette (intérêts)
Non modifiable — dépend des taux de marché
Base 2025 : 52 Md€ · OAT 10 ans ~3,1 %
FixeIncompressible
52 Mds
Fixe
Investissements publics
CAPEX État + collectivités, plan France 2030
Base 2025 : 90 Md€
−30 Mds0+30 Mds
90 Mds
±0 Mds
Masse salariale FP (hors Éducation)
FPE, FPT, FPH — 4,7 M agents — point d'indice
Base 2025 : 220 Md€
−40 Mds0+30 Mds
220 Mds
±0 Mds
Dotations aux collectivités
DGF, DETR, DSIL, fonds de péréquation
Base 2025 : 65 Md€
−20 Mds0+15 Mds
65 Mds
±0 Mds
Autres dépenses publiques
Justice, intérieur, agriculture, culture, fonctionnement
Base 2025 : 309,4 Md€
−40 Mds0+30 Mds
318 Mds
±0 Mds
⚡ IMPACT DE VOS CHOIX — 2025
Solde public simulé
−5,1 %
−152,5 Mds € du PIB
Recettes simulées1 558 Mds
Dépenses simulées1 710 Mds
Δ recettes vs base± 0 Mds
Δ dépenses vs base± 0 Mds
Impact net sur déficit± 0 Mds
🔬 Économies ZBR (onglet 3) 0,0 Md€
Aucune modification — solde de base : −5,1 % PIB
📈 TRAJECTOIRE DETTE / PIB
AnnéeDéficitDette/PIBStatut
Hypothèses : croissance nominale +2,2 %/an, taux apparent dette stable à 2,1 %.
🌍 COMPARAISONS 2025
PaysDéficitDette/PIB
France−5,1 %115,7 %
Allemagne−2,3 %63,1 %
Italie−3,8 %138,0 %
Espagne−2,8 %104,5 %
Zone euro−2,9 %89,0 %
États-Unis−6,4 %123,0 %
FMI WEO avril 2025, Eurostat, OCDE
I

Mesures d'arbitrage macroéconomique

Les 4 curseurs structurels qui déterminent l'architecture du financement et la compétitivité du travail

Périmètre : famille (25 Md€) + chômage (15 Md€) + taxes affectées non-contributives (~45 Md€) — max 90 Md€ réaliste. Exclut retraites et AT-MP.

+1 pt TVA = +7,5 Md€ de recettes. Frappe les importations. Effet prix : +0,5 pt d'inflation par pt de TVA (modèle Mésange). Danemark : TVA à 25 % sans hausse des inégalités.

+1 pt CSG = +16,5 Md€ (assiette ~1 350 Md€). Touche aussi retraités et revenus du capital. Réforme 2018 : −2,2 pts cotis. salariales = +1,7 pt CSG.

Ce curseur se synchronise avec le total sélectionné dans la Revue Zéro-Base (onglet 3). Cible crédible : 15-30 Md€/an via revue sur 3 ans. Canada 1995 : −8 Md€ CAD en 2 ans, retour excédentaire en 4 ans.

Recettes cotisations perdues−50,0 Md€
+ Recettes TVA additionnelles+15,0 Md€
+ Recettes CSG additionnelles+24,8 Md€
+ Économies en dépenses+15,0 Md€
+ Retours dynamiques (IS/IR/TVA induite)+5,5 Md€
SOLDE BUDGÉTAIRE NET+10,3 Md€
Salaire net supplémentaire (secteur privé)+22,4 Md€
Gain moyen par actif privé+1 120 €/an
Inflation induite (TVA)+1,0 pt
Pouvoir d'achat net salarié+0,8 %
Emplois créés à 5 ans (élasticité Mésange)+165 000
Équilibre soutenable
II

Revue Zéro-Base des dépenses publiques

46 mesures organisées par code de comptabilité nationale SEC2010 — montants INSEE 2024 — avec potentiels d'économie, horizon et difficulté politique

Économies sélectionnées 0,0 Md€/an
Court terme (T+3) : 0,0 Md€
Moyen terme (T+5) : 0,0 Md€
Long terme (T+10+) : 0,0 Md€
↑ Alimente le curseur ④ de l'onglet 2 et l'onglet 1

📋 Méthodologie Revue Zéro-Base (ZBR)

Contrairement à la revue marginale qui part du budget existant, la ZBR repart de zéro pour chaque ligne : « Quel est le minimum nécessaire pour accomplir cette mission ? ». Les montants de référence sont ceux de la comptabilité nationale 2024 (base SEC2010) publiée par l'INSEE.

🎯

Partir de zéro

Hypothèse : budget = 0 pour chaque poste. Reconstruire à partir de la mission.

🔬

Justifier chaque euro

Chaque dépense doit prouver son efficacité. Sans évaluation d'impact = réduite.

🌍

Benchmarker

Comparer à des pairs OCDE ayant mêmes objectifs à coût moindre.

📅

Horizons différenciés

T+1 (PLF/PLFSS), T+3 (législatif), T+5 (structurel), T+10 (générationnel).

➜ Effet des économies sélectionnées sur le solde public
Solde après ZBR (% du PIB)
Solde après ZBR (Md€)
Solde à horizon T+3 seulement
Reste à trouver pour −3 %

📊 Synthèse — Potentiel total par catégorie

Catégorie (code SEC2010) Budget APU (Md€) Économie sélectionnée (Md€/an) % du budget
TOTAL APU — 1 600 Md€ de dépenses 1 600 0,0 0,0 %
Potentiel maximal ZBR (toutes mesures à leur maximum) : ~55-65 Md€/an à T+10. Potentiel médian réaliste : 28-35 Md€/an à T+5. Potentiel court terme (T+3) : 12-18 Md€/an. Cohérent avec la Cour des Comptes (rapport annuel 2024) et FIPECO.
⚠️ Attention aux doubles comptes. Certaines mesures interagissent. Le potentiel net est estimé à 80-90 % de la somme brute, en tenant compte des effets de second ordre.

🏛️ Modèle CAE — « Comment stabiliser la dette publique ? »

Cet onglet reproduit le modèle du Conseil d'analyse économique, Focus n°124 du 16 octobre 2025, signé Adrien Auclert, Marie-Apolline Barbara, Xavier Jaravel, Oskar Lasterra, Emma Laveissière, Antoine Lopes, Xavier Ragot et Diego Renaud. Les paramètres par défaut sont ceux du CAE ; vous pouvez les déplacer pour tester d'autres hypothèses. Note et datapack sur cae-eco.fr →

Pourquoi ce modèle est différent du nôtre. Les trois autres onglets font de l'arithmétique budgétaire sur une seule année. Le modèle CAE raisonne sur la dynamique de la dette : il calcule l'excédent primaire qu'il faut atteindre pour que le ratio dette/PIB cesse de croître, puis répartit l'effort dans le temps.

Paramètres du modèle

2,7 %
2,0 %
2,1 %
116,2 %
1,0 pt
6 ans
2 986

Résultat

Excédent primaire requis s*
Effort total (pt de PIB)
Effort total (Md€)
Effort moyen par an

Les 170 leviers du CAE — sélection

Le CAE recense 170 leviers : 108 Md€ d'économies de dépenses (71 mesures), 111 Md€ de recettes (97 mesures) et 45 Md€ de réformes structurelles. En voici les principaux, avec les montants publiés par le CAE. Cochez pour construire votre trajectoire.

0,0Md€ sélectionnés
Reste à trouver

Modèle CAE ou modèle du site ?

Ce que dit le CAE, et ce que le modèle ne dit pas

Résultat publié par le CAEValeurLecture
Effort pour ramener le solde primaire structurel à zéro82 Md€≈ 2,7 pt de PIB
Effort pour dégager 1 pt d'excédent primaire (scénario central)112 Md€≈ 3,7 pt de PIB
Variante avec hausse durable des taux127 Md€≈ 4,2 pt de PIB
Effort de la première année (2026), rythme central27 Md€0,91 % du PIB
Déficit public ramené sous 3 % du PIB20292,95 % du PIB
Ratio de dette stabilisé124 % en 2032après un pic de trajectoire

Trois limites à garder en tête. D'abord, le CAE se dit explicitement descriptif et non prescriptif : il chiffre des leviers, il ne recommande pas un panachage. Ensuite, les montants des leviers sont des rendements ex ante — ils ne préjugent ni des comportements d'évitement ni des effets de retour macroéconomiques ; le CAE note que « les coûts macroéconomiques via les multiplicateurs sont les mêmes que l'effort soit fait plus tôt ou plus tard ». Enfin, la reconstitution ci-dessus donne 110-111 Md€ là où le CAE publie 112 Md€ : l'écart tient à l'arrondi du PIB de référence et des points de PIB, il n'y a pas de désaccord de méthode.

Quatre limites à connaître avant de citer les 112 Md€. (1) Tout repose sur (r − g), différence de deux nombres incertains : avec la calibration centrale, s* vaut −0,11 pt, donc la dynamique de dette ne contribue presque pas au total. (2) Un tiers du montant est un choix, pas un résultat : la « marge de précaution » de 1 point de PIB fait à elle seule l'écart entre 82 et 112 Md€. (3) La boucle n'est pas fermée sur la croissance : le modèle prend g comme donné alors qu'un ajustement de 3,7 points de PIB l'affecte — l'OFCE chiffre à 0,5 point de PIB le coût en croissance de l'ajustement 2026. (4) Les 170 leviers sont additifs par construction, alors que leurs assiettes se recoupent : c'est un menu, pas un total atteignable. Analyse détaillée du modèle et des autres lectures →

Sources. CAE, Focus n°124 — Comment stabiliser la dette publique ?, 16 octobre 2025 (note, jeu de diapositives et datapack des 170 mesures) ; les données de départ du site (dette, déficit, PIB) viennent du référentiel comptable.

📈 Trajectoire longue — dette et charge d'intérêts, 2025-2050

Les autres onglets raisonnent sur une année ou sur un effort total. Celui-ci déroule la mécanique année par année : à partir du compte 2025 constaté, il calcule le stock de dette, la charge d'intérêts et le solde jusqu'en 2050, sous les hypothèses que vous fixez. Aucun chiffre de trajectoire n'est écrit en dur : tout est recalculé à chaque déplacement de curseur.

À quoi ça sert. Les projections longues qui circulent — charge d'intérêts à tel niveau en 2032, dette à tel niveau en 2050 — reposent toutes sur trois hypothèses : le taux auquel la dette se refinance, la croissance nominale, et le solde primaire. Cet onglet permet de retrouver le chiffre annoncé, de voir quelles hypothèses il suppose, et de les juger.

Hypothèses

3,4 %
2,6 %
12 %
−2,8 %
0,00 pt
0 an

Résultat

Charge d'intérêts en 2032
Dette / PIB en 2032
Charge d'intérêts en 2050
Dette / PIB en 2050

Trajectoire année par année

AnnéeDette (Md€)Dette / PIBTaux apparentIntérêts (Md€)Intérêts / PIBSolde (% PIB)

Mécanique du calcul. Chaque année, une part de la dette arrive à échéance et se refinance au taux courant ; le taux apparent du stock est la moyenne pondérée de l'ancien et du nouveau. La charge d'intérêts est le taux apparent appliqué au stock de début d'année. Le déficit total est le solde primaire moins cette charge, et il vient s'ajouter au stock. C'est l'équation standard de dynamique de dette, déroulée sans raccourci.

Point de départ — compte 2025 constaté

Dette 3 460,5 Md€ (115,7 % du PIB) · charge d'intérêts 67,5 Md€ (2,3 % du PIB) · déficit 152,5 Md€ (5,1 %) · PIB 2 991,1 Md€. Le solde primaire de départ vaut donc −152,5 + 67,5 = −85,0 Md€, soit −2,8 % du PIB.

Source : Insee, comptes des administrations publiques 2025. Le taux apparent initial se déduit du rapport entre la charge et le stock : 67,5 / 3 460,5 = 1,95 %. L'écart avec le taux à l'émission est précisément ce qui alimente la hausse mécanique des années suivantes.