Point de départ 2025 (provisoire) : recettes 1561.6 Md€ ·
dépenses 1714.1 Md€ · solde -152.5 Md€ (−5,1 % du PIB) ·
dette 3460.5 Md€ (115.7 % du PIB) · PIB 2991.1 Md€.
Sources : Insee, Comptes nationaux des APU — année 2025 ; Eurostat gov_10a_main.
Deux périmètres cohabitent, et il faut le savoir. Les curseurs de recettes portent sur des postes de comptabilité nationale identifiés (TVA, IR, IS, CSG-CRDS, accises), dont les montants sont ceux du tableau emplois-ressources. Les curseurs de dépenses sont des postes fonctionnels (santé, retraites, éducation…), qui ne correspondent pas aux opérations comptables D1/P2/D62 : ce sont des estimations de périmètre budgétaire, et la ligne « autres dépenses » est un résidu d'équilibrage calculé pour que le total retombe exactement sur 1714.1 Md€.
Ce que le simulateur ne fait pas. Il raisonne à comportements inchangés : aucun multiplicateur budgétaire, aucune élasticité de recette au niveau d'activité, aucun effet de retour. Une hausse de prélèvement de 1 Md€ y produit 1 Md€ de recette. C'est un outil d'arithmétique budgétaire, pas un modèle macroéconomique — voir à ce sujet l'onglet Modèle CAE.
En 2025, la France a enregistré un déficit de 152,5 Mds€ (5,1 % du PIB) et une dette de 3 457 Mds€. Modifiez les leviers ci-dessous. Le panneau recalcule en temps réel. Les économies ZBR (onglet 3) alimentent automatiquement la ligne dédiée.
| Année | Déficit | Dette/PIB | Statut |
|---|
| Pays | Déficit | Dette/PIB |
|---|---|---|
| France | −5,1 % | 115,7 % |
| Allemagne | −2,3 % | 63,1 % |
| Italie | −3,8 % | 138,0 % |
| Espagne | −2,8 % | 104,5 % |
| Zone euro | −2,9 % | 89,0 % |
| États-Unis | −6,4 % | 123,0 % |
Les 4 curseurs structurels qui déterminent l'architecture du financement et la compétitivité du travail
Périmètre : famille (25 Md€) + chômage (15 Md€) + taxes affectées non-contributives (~45 Md€) — max 90 Md€ réaliste. Exclut retraites et AT-MP.
+1 pt TVA = +7,5 Md€ de recettes. Frappe les importations. Effet prix : +0,5 pt d'inflation par pt de TVA (modèle Mésange). Danemark : TVA à 25 % sans hausse des inégalités.
+1 pt CSG = +16,5 Md€ (assiette ~1 350 Md€). Touche aussi retraités et revenus du capital. Réforme 2018 : −2,2 pts cotis. salariales = +1,7 pt CSG.
Ce curseur se synchronise avec le total sélectionné dans la Revue Zéro-Base (onglet 3). Cible crédible : 15-30 Md€/an via revue sur 3 ans. Canada 1995 : −8 Md€ CAD en 2 ans, retour excédentaire en 4 ans.
46 mesures organisées par code de comptabilité nationale SEC2010 — montants INSEE 2024 — avec potentiels d'économie, horizon et difficulté politique
Contrairement à la revue marginale qui part du budget existant, la ZBR repart de zéro pour chaque ligne : « Quel est le minimum nécessaire pour accomplir cette mission ? ». Les montants de référence sont ceux de la comptabilité nationale 2024 (base SEC2010) publiée par l'INSEE.
Hypothèse : budget = 0 pour chaque poste. Reconstruire à partir de la mission.
Chaque dépense doit prouver son efficacité. Sans évaluation d'impact = réduite.
Comparer à des pairs OCDE ayant mêmes objectifs à coût moindre.
T+1 (PLF/PLFSS), T+3 (législatif), T+5 (structurel), T+10 (générationnel).
| Catégorie (code SEC2010) | Budget APU (Md€) | Économie sélectionnée (Md€/an) | % du budget |
|---|---|---|---|
| TOTAL APU — 1 600 Md€ de dépenses | 1 600 | 0,0 | 0,0 % |
Cet onglet reproduit le modèle du Conseil d'analyse économique, Focus n°124 du 16 octobre 2025, signé Adrien Auclert, Marie-Apolline Barbara, Xavier Jaravel, Oskar Lasterra, Emma Laveissière, Antoine Lopes, Xavier Ragot et Diego Renaud. Les paramètres par défaut sont ceux du CAE ; vous pouvez les déplacer pour tester d'autres hypothèses. Note et datapack sur cae-eco.fr →
Pourquoi ce modèle est différent du nôtre. Les trois autres onglets font de l'arithmétique budgétaire sur une seule année. Le modèle CAE raisonne sur la dynamique de la dette : il calcule l'excédent primaire qu'il faut atteindre pour que le ratio dette/PIB cesse de croître, puis répartit l'effort dans le temps.
Le CAE recense 170 leviers : 108 Md€ d'économies de dépenses (71 mesures), 111 Md€ de recettes (97 mesures) et 45 Md€ de réformes structurelles. En voici les principaux, avec les montants publiés par le CAE. Cochez pour construire votre trajectoire.
| Résultat publié par le CAE | Valeur | Lecture |
|---|---|---|
| Effort pour ramener le solde primaire structurel à zéro | 82 Md€ | ≈ 2,7 pt de PIB |
| Effort pour dégager 1 pt d'excédent primaire (scénario central) | 112 Md€ | ≈ 3,7 pt de PIB |
| Variante avec hausse durable des taux | 127 Md€ | ≈ 4,2 pt de PIB |
| Effort de la première année (2026), rythme central | 27 Md€ | 0,91 % du PIB |
| Déficit public ramené sous 3 % du PIB | 2029 | 2,95 % du PIB |
| Ratio de dette stabilisé | 124 % en 2032 | après un pic de trajectoire |
Trois limites à garder en tête. D'abord, le CAE se dit explicitement descriptif et non prescriptif : il chiffre des leviers, il ne recommande pas un panachage. Ensuite, les montants des leviers sont des rendements ex ante — ils ne préjugent ni des comportements d'évitement ni des effets de retour macroéconomiques ; le CAE note que « les coûts macroéconomiques via les multiplicateurs sont les mêmes que l'effort soit fait plus tôt ou plus tard ». Enfin, la reconstitution ci-dessus donne 110-111 Md€ là où le CAE publie 112 Md€ : l'écart tient à l'arrondi du PIB de référence et des points de PIB, il n'y a pas de désaccord de méthode.
Quatre limites à connaître avant de citer les 112 Md€. (1) Tout repose sur (r − g), différence de deux nombres incertains : avec la calibration centrale, s* vaut −0,11 pt, donc la dynamique de dette ne contribue presque pas au total. (2) Un tiers du montant est un choix, pas un résultat : la « marge de précaution » de 1 point de PIB fait à elle seule l'écart entre 82 et 112 Md€. (3) La boucle n'est pas fermée sur la croissance : le modèle prend g comme donné alors qu'un ajustement de 3,7 points de PIB l'affecte — l'OFCE chiffre à 0,5 point de PIB le coût en croissance de l'ajustement 2026. (4) Les 170 leviers sont additifs par construction, alors que leurs assiettes se recoupent : c'est un menu, pas un total atteignable. Analyse détaillée du modèle et des autres lectures →
Sources. CAE, Focus n°124 — Comment stabiliser la dette publique ?, 16 octobre 2025 (note, jeu de diapositives et datapack des 170 mesures) ; les données de départ du site (dette, déficit, PIB) viennent du référentiel comptable.
Les autres onglets raisonnent sur une année ou sur un effort total. Celui-ci déroule la mécanique année par année : à partir du compte 2025 constaté, il calcule le stock de dette, la charge d'intérêts et le solde jusqu'en 2050, sous les hypothèses que vous fixez. Aucun chiffre de trajectoire n'est écrit en dur : tout est recalculé à chaque déplacement de curseur.
À quoi ça sert. Les projections longues qui circulent — charge d'intérêts à tel niveau en 2032, dette à tel niveau en 2050 — reposent toutes sur trois hypothèses : le taux auquel la dette se refinance, la croissance nominale, et le solde primaire. Cet onglet permet de retrouver le chiffre annoncé, de voir quelles hypothèses il suppose, et de les juger.
| Année | Dette (Md€) | Dette / PIB | Taux apparent | Intérêts (Md€) | Intérêts / PIB | Solde (% PIB) |
|---|
Mécanique du calcul. Chaque année, une part de la dette arrive à échéance et se refinance au taux courant ; le taux apparent du stock est la moyenne pondérée de l'ancien et du nouveau. La charge d'intérêts est le taux apparent appliqué au stock de début d'année. Le déficit total est le solde primaire moins cette charge, et il vient s'ajouter au stock. C'est l'équation standard de dynamique de dette, déroulée sans raccourci.
Dette 3 460,5 Md€ (115,7 % du PIB) · charge d'intérêts 67,5 Md€ (2,3 % du PIB) · déficit 152,5 Md€ (5,1 %) · PIB 2 991,1 Md€. Le solde primaire de départ vaut donc −152,5 + 67,5 = −85,0 Md€, soit −2,8 % du PIB.
Source : Insee, comptes des administrations publiques 2025. Le taux apparent initial se déduit du rapport entre la charge et le stock : 67,5 / 3 460,5 = 1,95 %. L'écart avec le taux à l'émission est précisément ce qui alimente la hausse mécanique des années suivantes.