En SEC 2010, D5 regroupe les impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc. Il comprend D51 (impôts sur le revenu — IR, IS, CSG, CRDS) et D59 (autres impôts courants — IFI, taxe d'habitation résiduelle, taxe foncière des ménages). Il exclut les impôts en capital sur les transmissions, classés en D91, et les impôts sur la production, classés en D2.
| Composante | 2023 | 2024 (sd) | 2025 (p) | Statut |
|---|---|---|---|---|
| IR — impôt sur le revenu des personnes physiques | 96,9 | 96,0 | 103,6 | [IMP] |
| CSG + CRDS | 156,2 | 162,2 | 165,9 | [IMP] |
| IS — impôt sur les sociétés, y c. majorations | 67,5 | 68,0 | 69,5 | [IMP] |
| Autres impôts courants — résidu (IFI, TH résiduelle, contribution exceptionnelle 2025…) | 36,6 | 39,5 | 50,9 | [CN, résidu] |
D5 progresse de 111,3 Md€ en dix ans, soit près de 40 %. Deux ruptures expliquent l'essentiel : le basculement de 2018, quand la CSG a absorbé la cotisation maladie salariale — ce qui gonfle D5 et réduit d'autant D613 —, et le rebond de 2022 après le creux de 2020. La progression de 2025 (+24,2 Md€, la plus forte de la série) vient à parts comparables du sursaut de l'IR et de la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises.
La dynamique de D5 est celle de la masse des revenus imposables. Deux points d'attention : l'indexation du barème de l'IR sur l'inflation, dont toute suspension rapporterait mécaniquement plusieurs milliards ; et la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises, chiffrée par l'OFCE à 7,3 Md€ pour 2026, dont la non-reconduction ferait refluer le résidu.
gov_10a_main (base 2020, secteur S13) pour le détail par opération.
2025 = provisoire (p), 2024 = semi-définitif (sd). Les lignes marquées « résidu » sont obtenues par différence
et ne font pas l'objet d'une publication dédiée.
Bloc normalisé, identique sur toutes les fiches de composante du site : même intitulé comptable, même profondeur d'historique, mêmes contrôles. Montants en milliards d'euros courants.
| Md€ | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| D5 · Impôts sur le revenu et le patrimoine (agrégat) | 278,6 | 293,9 | 311,5 | 318,2 | 306,2 | 324,1 | 358,9 | 357,2 | 365,7 | 389,9 |
| en % des recettes publiques | 23,3 | 23,6 | 24,5 | 24,7 | 25,0 | 24,4 | 25,2 | 24,5 | 24,3 | 25,0 |
En dix ans, ce poste a augmenté de 111,3 Md€ (+39,9 %), soit +3,8 % par an en moyenne. Son poids dans l'ensemble des recettes publiques est passé de 23,3 % en 2016 à 25,0 % en 2025 (+1,7 point). Le maximum de la période est atteint en 2025 (389,9 Md€), le minimum en 2016 (278,6 Md€).
La dynamique de D5 est celle de la masse des revenus imposables. Deux points d'attention : l'indexation du barème de l'IR, dont toute suspension rapporterait mécaniquement plusieurs milliards ; et la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises (7,3 Md€ pour 2026 selon l'OFCE), dont la non-reconduction ferait refluer le résidu.
Cadrage d'ensemble — OFCE, prévisions d'avril 2026 : déficit public −5,1 % du PIB en 2025, −4,8 % en 2026, −4,4 % en 2027 ; dette 115,6 % → 118,3 % → 119,8 % du PIB. La loi de finances pour 2026 porte l'effort sur la sécurité sociale (≈ 4 Md€) et les collectivités (≈ 3 Md€), avec une hausse du budget de la défense (+0,2 point de PIB).
DD_CNA_APU, millésime des comptes 2025 provisoires —
contrôle de cohérence : capacité de financement B9 = −152,5 Md€). Pour les opérations que l'Insee ne diffuse pas
en version consolidée sur ce jeu (D7, D9, D91), la source est Eurostat, table gov_10a_main (base 2020,
secteur S13), qui publie la même comptabilité nationale transmise par l'Insee au titre du règlement européen.
Détail par impôt : Insee, tableau Impôts et cotisations sociales 1995-2025.
Perspective : OFCE, prévisions d'avril 2026 ; COR, rapport de juin 2025 ; OFGL, rapport 2025 ;
loi de finances pour 2026. 2025 = provisoire (p), 2024 = semi-définitif (sd).
Référentiel comptable, sources et méthode →