Ce regroupement du tableau emplois-ressources réunit les rémunérations des salariés (D1), les consommations intermédiaires (P2) — achats de biens et services consommés dans la production de services publics — et un ensemble d'autres charges de fonctionnement (impôts versés par les administrations, charges diverses). Il exclut les prestations sociales, les transferts, les intérêts et l'investissement.
| Composante | 2023 | 2024 (sd) | 2025 (p) | Statut |
|---|---|---|---|---|
| D1 — rémunérations des salariés | 346,3 | 363,0 | 370,0 | [CN] |
| P2 — consommations intermédiaires (convention Insee hors Sifim) | 157,5 | 162,4 | 163,5 | [CN] |
| Autres charges de fonctionnement | 11,4 | 11,9 | 12,3 | [CN, résidu] |
| Total — dépenses de fonctionnement | 515,2 | 537,3 | 545,8 | [CN] |
Le fonctionnement représente 32,0 % de la dépense publique en 2025, contre 31,6 % en 2016 : la part est remarquablement stable, alors même que le montant a progressé de 129 Md€. La composition, elle, a bougé : P2 a crû plus vite que D1 pendant le choc inflationniste de 2021-2023 (+31 Md€ en trois ans), avant de se stabiliser presque complètement en 2025 (+0,6 Md€). Les rémunérations, elles, continuent d'avancer de 7 Md€ par an.
C'est le bloc sur lequel portent le plus directement les revues de dépenses, parce que les achats se renégocient à court terme, contrairement aux prestations. Mais l'essentiel de la masse est constitué des rémunérations, beaucoup plus rigides. La loi de finances 2026 concentre l'effort sur les collectivités (≈ 3 Md€, OFCE), premier employeur public de proximité, tout en relevant le budget de la défense.
gov_10a_main (base 2020, secteur S13) pour le détail par opération.
2025 = provisoire (p), 2024 = semi-définitif (sd). Les lignes marquées « résidu » sont obtenues par différence
et ne font pas l'objet d'une publication dédiée.
C'est l'un des endroits du débat où l'on compare le plus souvent des chiffres qui ne mesurent pas la même chose. Trois grandeurs coexistent, toutes exactes :
| Grandeur | Montant | Périmètre |
|---|---|---|
| D1 · Rémunérations des salariés des APU | 370,0 Md€ (2025) | Toutes administrations : État, collectivités, hôpitaux, sécurité sociale, opérateurs. Salaires bruts + cotisations employeurs, réelles et imputées. Comptabilité nationale, Insee. |
| Titre 2 du budget de l'État, pensions comprises | ≈ 160 Md€ (2026) | État seul, contribution au compte d'affectation spéciale « Pensions » incluse. Documentation budgétaire. |
| Titre 2 de l'État, hors pensions | ≈ 109 Md€ (2026) | La rémunération des agents de l'État au sens strict. Documentation budgétaire. |
Le rapport est de 1 à 3,4 entre la première et la dernière ligne. Un chiffre de masse salariale publique sans son périmètre n'est donc pas interprétable — et l'écart entre « 160 » et « 109 » milliards tient entièrement au traitement des pensions des fonctionnaires de l'État, qui n'ont pas de caisse et dont la contribution employeur est une écriture budgétaire.
Sources. Insee, comptes des administrations publiques (D1) ; DGAFP, rapport annuel sur l'état de la fonction publique ; documentation budgétaire du projet de loi de finances 2026 et annexe « Opérateurs de l'État » ; travaux parlementaires sur la mission Fonction publique. Au 31 décembre 2023, la fonction publique comptait 5,8 millions d'agents — 44,3 % dans la FPE, 34,4 % dans la FPT, 21,4 % dans la FPH.
Bloc normalisé, identique sur toutes les fiches de composante du site : même intitulé comptable, même profondeur d'historique, mêmes contrôles. Montants en milliards d'euros courants.
| Md€ | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| D1 + P2 · Rémunérations et consommations intermédiaires | 403,9 | 415,4 | 419,6 | 427,3 | 434,0 | 453,2 | 477,1 | 503,8 | 525,4 | 533,5 |
| en % des dépenses publiques | 31,5 | 31,4 | 31,6 | 31,7 | 30,3 | 30,4 | 30,8 | 31,3 | 31,4 | 31,1 |
Série D1 + P2 (Eurostat). Le tableau ajoute les autres charges de fonctionnement (12,3 en 2025) et retient la convention Insee hors Sifim pour P2, d'où un total de 545,8.
En dix ans, ce poste a augmenté de 129,6 Md€ (+32,1 %), soit +3,1 % par an en moyenne. Son poids dans l'ensemble des dépenses publiques est passé de 31,5 % en 2016 à 31,1 % en 2025 (−0,4 point). Le maximum de la période est atteint en 2025 (533,5 Md€), le minimum en 2016 (403,9 Md€).
Le fonctionnement est le bloc le plus directement exposé aux revues de dépenses, parce que les achats se renégocient à court terme — mais l'essentiel de sa masse est constitué de rémunérations, beaucoup plus rigides. La loi de finances 2026 concentre l'effort sur les collectivités (≈ 3 Md€, OFCE) tout en relevant le budget de la défense.
Cadrage d'ensemble — OFCE, prévisions d'avril 2026 : déficit public −5,1 % du PIB en 2025, −4,8 % en 2026, −4,4 % en 2027 ; dette 115,6 % → 118,3 % → 119,8 % du PIB. La loi de finances pour 2026 porte l'effort sur la sécurité sociale (≈ 4 Md€) et les collectivités (≈ 3 Md€), avec une hausse du budget de la défense (+0,2 point de PIB).
DD_CNA_APU, millésime des comptes 2025 provisoires —
contrôle de cohérence : capacité de financement B9 = −152,5 Md€). Pour les opérations que l'Insee ne diffuse pas
en version consolidée sur ce jeu (D7, D9, D91), la source est Eurostat, table gov_10a_main (base 2020,
secteur S13), qui publie la même comptabilité nationale transmise par l'Insee au titre du règlement européen.
Détail par impôt : Insee, tableau Impôts et cotisations sociales 1995-2025.
Perspective : OFCE, prévisions d'avril 2026 ; COR, rapport de juin 2025 ; OFGL, rapport 2025 ;
loi de finances pour 2026. 2025 = provisoire (p), 2024 = semi-définitif (sd).
Référentiel comptable, sources et méthode →